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Hommage aux femmes de la terre
+3
calamité
hermine 22
marie86
7 participants
Hommage aux femmes de la terre
Ceci n'est pas un poème mais un de mes nombreux coups de gueule lorsqu'il sagit d'injustice, en voici une flagrante.
Hommage aux femmes de la terre, retraitées
Vous les oubliées du système agricole, vous les sacrifiées dans ce monde « d’hommes »
Vous les oubliées aussi, lorsqu’il s’agit de prendre une retraite bien méritée,
Vous avez donné sans compter pour ce métier que vous avez épousé, par choix ou par amour d’un homme, choisi sans doute dans la lignée de votre famille, où l’on naît paysan et où on le reste jusqu’à la fin de sa vie.
Vous avez sans doute suivi les traces de vos parents ou repris leurs terres, n’ayant pas fait d’études, ayant été mis très tôt à l’ouvrage. Vous n’aviez pour horizon que de suivre le chemin de votre mère.
Vous qui avez trimé aux cotés de vos époux, et seules à la fin de votre vie.
Mesdames, je vous dis chapeau bas pour votre courage et votre volonté, qui n’a failli à aucun moment. L’agriculture sans vous ne serait ce qu’elle est.
Lorsque l’on parle d’agriculture on ne parle que de ses paysans, mais jamais de « ses paysannes ». On vous a toujours ignoré et je vais m’efforcer de vous redonner cette place et cette reconnaissance qui n’aurait jamais du vous être dérobée.
Vous qui êtes l’âme et le cœur du foyer, compagnes fidèles et dévouées, sachant concilier travail, vie de famille, vie de couple et de mère.
On vous a trop souvent considéré comme sans profession, vous qui en accomplissiez plusieurs dans la même journée.
On vous a souvent négligé, puisque discrètes et humbles, comme on vous avait appris à l’être.
Mesdames, je veux vous sortir de l’ombre, et vous mettre sur le devant de la scène.
Vous rendre hommage pour vos années passées, transparentes, comme invisibles, pour ceux qui vous côtoyaient.
Il est vrai qu’on ne vous laissait guère le temps de réfléchir sur votre sort, ni celui de vous plaindre ! Et d’ailleurs, si vous aviez eu la force ou l’occasion, l’auriez-vous fait ?
On a toujours trouvé normal autour de vous, que les premiers rayons de l’aube vous trouvent éveillées, prêtes pour une longue journée de labeur.
On vous a « éduqué » à être femmes et mères dévouées, aussi, vous vous êtes cantonnées dans ce rôle.
Discrètes et laborieuses, petits bras donnés sans compter pour faire vivre et prospérer nos campagnes. Du champ à l’étable et de la table au lit !
Tenant les cordons de la bourse, économes, sachant gérer et épargner.
Je vous revois mangeant debout ou après l’heure, servant « les hommes », assis autour de la table, avalant votre repas en hâte, avant de retourner aux champs ou accomplir maintes tâches.
Je voudrais dire à ces messieurs qui liront ma lettre, que si bon nombre d’entre eux n’ont pas de compagnes ou les voient s’enfuir, c’est parce que la vie à leurs cotés leur paraît trop rude et qu’elles n’y trouvent pas leur compte. Elles n’y trouvent pas non plus la reconnaissance ni l’épanouissement de ce qu’elles sont.
Les jeunes femmes ont fui les campagnes et ne veulent plus vivre dans l’ombre d’un compagnon, mais être reconnues à leur juste valeur.
Cette nouvelle génération a vu comment sa mère ou sa grand-mère a travaillé et comment elles finissent leur vie : avec une si maigre retraite, puisque encore une fois, oubliées du métier.
300 €euros par mois ! Est-ce là la juste reconnaissance de leurs années de labeur ?
Elles ont si peu que certaines vont quémander des repas aux restos du cœur, pour se nourrir chaque mois ! Quelle honte je ressens pour notre métier !
Nous, les nourrisseurs, n’arrivons même pas à nourrir nos mères !
Oh, il est long et dur le moment où elles osent faire le premier pas pour aller demander de l’aide. C’est qu’elles sont fières nos paysannes. Demander à manger, c’est s’abaisser à mendier.
J’entends encore trop souvent des réflexions de ces messieurs, voire de nos jeunes, du style : « les femmes d’agriculteurs s’installent pour bénéficier de tel ou tel avantage », ou bien alors « elles ne sont agricultrices que les 3 dernières années, lorsque leur mari sont à la retraite ! »
Messieurs, de grâce, cessez de vous prendre pour des êtres supérieurs, regardez vos mères et pensez à tout ce travail qu’elles ont effectué. Sans elles, vous ne seriez pas agriculteurs.
Vous auriez mérité, Mesdames que l’on vous couvre de fleurs, afin de vous remercier, comme toute femme et mère dévouée.
Vous auriez mérité les plus belles robes et les plus belles vacances, comme une gratification dans ce métier ingrat et harassant. Au lieu de cela, votre seule sortie : la messe du dimanche et parfois le marché!
Vous auriez mérité des bas de soie et des habits de Reine, mais vos mains trop abîmées se seraient accrochées aux mailles et les auraient filés.
Vos mains, usées par le travail à la ferme et les nombreuses lessives, par tous les temps. Mains rugueuses et pourtant si douces pour ceux que vous aimez. Sachant se poser sur le front fiévreux d’un enfant, ou se posant sur celles d’un mari, lorsque le doute et la fatigue se faisaient trop sentir.
Vous méritez Mesdames, un repos bien mérité, dans le confort et la quiétude.
A ma mère et ma grand-mère et toutes ces inconnues croisées au cours de ma vie.
Marie : 124 :
Hommage aux femmes de la terre, retraitées
Vous les oubliées du système agricole, vous les sacrifiées dans ce monde « d’hommes »
Vous les oubliées aussi, lorsqu’il s’agit de prendre une retraite bien méritée,
Vous avez donné sans compter pour ce métier que vous avez épousé, par choix ou par amour d’un homme, choisi sans doute dans la lignée de votre famille, où l’on naît paysan et où on le reste jusqu’à la fin de sa vie.
Vous avez sans doute suivi les traces de vos parents ou repris leurs terres, n’ayant pas fait d’études, ayant été mis très tôt à l’ouvrage. Vous n’aviez pour horizon que de suivre le chemin de votre mère.
Vous qui avez trimé aux cotés de vos époux, et seules à la fin de votre vie.
Mesdames, je vous dis chapeau bas pour votre courage et votre volonté, qui n’a failli à aucun moment. L’agriculture sans vous ne serait ce qu’elle est.
Lorsque l’on parle d’agriculture on ne parle que de ses paysans, mais jamais de « ses paysannes ». On vous a toujours ignoré et je vais m’efforcer de vous redonner cette place et cette reconnaissance qui n’aurait jamais du vous être dérobée.
Vous qui êtes l’âme et le cœur du foyer, compagnes fidèles et dévouées, sachant concilier travail, vie de famille, vie de couple et de mère.
On vous a trop souvent considéré comme sans profession, vous qui en accomplissiez plusieurs dans la même journée.
On vous a souvent négligé, puisque discrètes et humbles, comme on vous avait appris à l’être.
Mesdames, je veux vous sortir de l’ombre, et vous mettre sur le devant de la scène.
Vous rendre hommage pour vos années passées, transparentes, comme invisibles, pour ceux qui vous côtoyaient.
Il est vrai qu’on ne vous laissait guère le temps de réfléchir sur votre sort, ni celui de vous plaindre ! Et d’ailleurs, si vous aviez eu la force ou l’occasion, l’auriez-vous fait ?
On a toujours trouvé normal autour de vous, que les premiers rayons de l’aube vous trouvent éveillées, prêtes pour une longue journée de labeur.
On vous a « éduqué » à être femmes et mères dévouées, aussi, vous vous êtes cantonnées dans ce rôle.
Discrètes et laborieuses, petits bras donnés sans compter pour faire vivre et prospérer nos campagnes. Du champ à l’étable et de la table au lit !
Tenant les cordons de la bourse, économes, sachant gérer et épargner.
Je vous revois mangeant debout ou après l’heure, servant « les hommes », assis autour de la table, avalant votre repas en hâte, avant de retourner aux champs ou accomplir maintes tâches.
Je voudrais dire à ces messieurs qui liront ma lettre, que si bon nombre d’entre eux n’ont pas de compagnes ou les voient s’enfuir, c’est parce que la vie à leurs cotés leur paraît trop rude et qu’elles n’y trouvent pas leur compte. Elles n’y trouvent pas non plus la reconnaissance ni l’épanouissement de ce qu’elles sont.
Les jeunes femmes ont fui les campagnes et ne veulent plus vivre dans l’ombre d’un compagnon, mais être reconnues à leur juste valeur.
Cette nouvelle génération a vu comment sa mère ou sa grand-mère a travaillé et comment elles finissent leur vie : avec une si maigre retraite, puisque encore une fois, oubliées du métier.
300 €euros par mois ! Est-ce là la juste reconnaissance de leurs années de labeur ?
Elles ont si peu que certaines vont quémander des repas aux restos du cœur, pour se nourrir chaque mois ! Quelle honte je ressens pour notre métier !
Nous, les nourrisseurs, n’arrivons même pas à nourrir nos mères !
Oh, il est long et dur le moment où elles osent faire le premier pas pour aller demander de l’aide. C’est qu’elles sont fières nos paysannes. Demander à manger, c’est s’abaisser à mendier.
J’entends encore trop souvent des réflexions de ces messieurs, voire de nos jeunes, du style : « les femmes d’agriculteurs s’installent pour bénéficier de tel ou tel avantage », ou bien alors « elles ne sont agricultrices que les 3 dernières années, lorsque leur mari sont à la retraite ! »
Messieurs, de grâce, cessez de vous prendre pour des êtres supérieurs, regardez vos mères et pensez à tout ce travail qu’elles ont effectué. Sans elles, vous ne seriez pas agriculteurs.
Vous auriez mérité, Mesdames que l’on vous couvre de fleurs, afin de vous remercier, comme toute femme et mère dévouée.
Vous auriez mérité les plus belles robes et les plus belles vacances, comme une gratification dans ce métier ingrat et harassant. Au lieu de cela, votre seule sortie : la messe du dimanche et parfois le marché!
Vous auriez mérité des bas de soie et des habits de Reine, mais vos mains trop abîmées se seraient accrochées aux mailles et les auraient filés.
Vos mains, usées par le travail à la ferme et les nombreuses lessives, par tous les temps. Mains rugueuses et pourtant si douces pour ceux que vous aimez. Sachant se poser sur le front fiévreux d’un enfant, ou se posant sur celles d’un mari, lorsque le doute et la fatigue se faisaient trop sentir.
Vous méritez Mesdames, un repos bien mérité, dans le confort et la quiétude.
A ma mère et ma grand-mère et toutes ces inconnues croisées au cours de ma vie.
Marie : 124 :
marie86- + membre techno +
- département : Vendée
Messages : 1728
Date d'inscription : 15/09/2009
Age : 71
Entre Terre et Mer
Re: Hommage aux femmes de la terre
marie 86 a pris sa plus belle plume !!
bravo pour ses ecrits ,c'est rempli de vérité !!
nous devons enfoncé le clou des retraites !!entre 300e pour certaines et 30000 pour d'autres , !!il me semble que quelque chose a un moment a gravement derapé dans notre pays !
bravo pour ses ecrits ,c'est rempli de vérité !!
nous devons enfoncé le clou des retraites !!entre 300e pour certaines et 30000 pour d'autres , !!il me semble que quelque chose a un moment a gravement derapé dans notre pays !
hermine 22- + membre techno +
- département : 22
Messages : 37831
Date d'inscription : 23/10/2009
Age : 74
bretagne
Re: Hommage aux femmes de la terre
Oui, Marie, on pourrait parler d'un "sacerdoce". Certaines se complaisaient dans cette vie, dans ce travail..... Travailler et se taire , pour le bien de leurs enfants, pensaient elles ... Mais le bât blesse, quand elles se rendent compte, et souhaitent montrer à leur "moitié " que leur travail à elles est aussi important que le leur.... Mais ça il ne veut point l'entendre ....la suprématie du mâle .... "Que te manque t'il ? tu as des enfants, tu as à manger, tu as un toit , tu as un lave linge, un lave vaisselle , que te faut il d'autre ? "Elles deviennent alors acariâtres, passent aux yeux d'autrui pour des râleuses.... Elles voulaient simplement de la reconnaissance .
calamité- + Membre Accro +
- Messages : 168
Date d'inscription : 19/09/2009
Re: Hommage aux femmes de la terre
Bon ,Marie ,je ne partage pas tout à fait ton analyse ...
L'image de la paysanne qui courbe le dos et accepte tout de son mari sans rien dire , ça me laisse un peu ...perplexe ...
Moi les paysannes que je connais ,celles qui ont mon age ou plus ,elles ne se laissent pas marcher sur les pieds ,et quand elles ont quelque chose à dire ,leur mari comprend vite ...
Bon ,pour la retraite ,je te rejoins ...
L'image de la paysanne qui courbe le dos et accepte tout de son mari sans rien dire , ça me laisse un peu ...perplexe ...
Moi les paysannes que je connais ,celles qui ont mon age ou plus ,elles ne se laissent pas marcher sur les pieds ,et quand elles ont quelque chose à dire ,leur mari comprend vite ...
Bon ,pour la retraite ,je te rejoins ...
iris- + Admin +
- Messages : 12086
Date d'inscription : 09/09/2009
Age : 70
France de l'extérieur 57
Re: Hommage aux femmes de la terre
Iris tu peux lire tout en bas que j'ai dédié ce texte à ma mère et grand mère. Mais désolée de te contredire, toutes n'ont pas la force de se rebeller. Non par lacheté mais justement parce qu'on leur a mis dans le crâne que la femme devait être fidèle et servir son mari..
J'étais ainsi, ( je suis c... sans doute) mais une éducation cato rigide et un formatage depuis mon enfance ont fait de moi que j'ai tout accepté sans me plaindre ou quand je le faisais je me heurtais à des murs d'incompréhension.. Oui, de quoi te plains tu, tu ne manques de rien , c'est pour toi que je bosse etc..
Et s'il n'y avait pas eut mes parents à coté qui ne comprenaient pas que la vie que je vivais n'était pas pour me plaire. On me disait tu as un bon mari, vois comme il est bosseur..
Et puis Iris il y a surtout ce sentiment d'être la raleuse de service comme le dit calamité, celle qui se plaint et a " tout pour être heureuse"..
J'avais aussi en moi peur de faire souffrir ceux qui m'entouraient , j'ai serré longtemps les dents mais il y a un moment où vraiment on en peut plus.
Chaque situation est différente, j'ai connu ma grand mère mangeant debout à coté de mon grand père et ma mère qui servait mon père et les hommes de la maison. Oh elle ne s'est jamais plainte puisque pour elle c'était normal et que bien que faisant autant de boulot que lui, il était selon elle très fatigué et qu'il fallait le laisser se reposer lorsqu'il rentrait manger..
J'ai été éduqué dans se sens, servir monsieur, bobonne à tout faire en plus de maison enfants et traite des chèvres à la main etc..
Etant gentille de nature, je n'ai rien dit pour ne pas faire de peine et cette sacrée morale qui me disait que c'était normal d'aider son mari.
Non je ne me plains pas, je n'avais qu'à réagir plus tot, mais on est d'une famille où on ne divorce pas, celle de mon mari non plus. C'est ferme ta g.. et bosse et surtout tu es mariée pour la vie, c'est ainsi..
Mais des cas cités comme dans mon récit j'en ai connu, dont une de mes voisines morte subitement à 60 ans , elle bossait comme une dingue et en plus aucun respect tant mari que fils, ça c'est le pire.
Ces fils l'appelaient la vieille.
Tu vois IRIS on n'est plus au moyen age, mais certains hommes y sont restés!!
Lorsque je suis partie, je n'ai pas entendu reste on t'aime!!
J'ai entendu, mais je ne vais pas y arriver tout seul coté mari et ma mère, c'était : que vont dire les gens!!
Voilà certaines mentalités qui n'ont pas évoluées et n'évolueront jamais..
J'étais ainsi, ( je suis c... sans doute) mais une éducation cato rigide et un formatage depuis mon enfance ont fait de moi que j'ai tout accepté sans me plaindre ou quand je le faisais je me heurtais à des murs d'incompréhension.. Oui, de quoi te plains tu, tu ne manques de rien , c'est pour toi que je bosse etc..
Et s'il n'y avait pas eut mes parents à coté qui ne comprenaient pas que la vie que je vivais n'était pas pour me plaire. On me disait tu as un bon mari, vois comme il est bosseur..
Et puis Iris il y a surtout ce sentiment d'être la raleuse de service comme le dit calamité, celle qui se plaint et a " tout pour être heureuse"..
J'avais aussi en moi peur de faire souffrir ceux qui m'entouraient , j'ai serré longtemps les dents mais il y a un moment où vraiment on en peut plus.
Chaque situation est différente, j'ai connu ma grand mère mangeant debout à coté de mon grand père et ma mère qui servait mon père et les hommes de la maison. Oh elle ne s'est jamais plainte puisque pour elle c'était normal et que bien que faisant autant de boulot que lui, il était selon elle très fatigué et qu'il fallait le laisser se reposer lorsqu'il rentrait manger..
J'ai été éduqué dans se sens, servir monsieur, bobonne à tout faire en plus de maison enfants et traite des chèvres à la main etc..
Etant gentille de nature, je n'ai rien dit pour ne pas faire de peine et cette sacrée morale qui me disait que c'était normal d'aider son mari.
Non je ne me plains pas, je n'avais qu'à réagir plus tot, mais on est d'une famille où on ne divorce pas, celle de mon mari non plus. C'est ferme ta g.. et bosse et surtout tu es mariée pour la vie, c'est ainsi..
Mais des cas cités comme dans mon récit j'en ai connu, dont une de mes voisines morte subitement à 60 ans , elle bossait comme une dingue et en plus aucun respect tant mari que fils, ça c'est le pire.
Ces fils l'appelaient la vieille.
Tu vois IRIS on n'est plus au moyen age, mais certains hommes y sont restés!!
Lorsque je suis partie, je n'ai pas entendu reste on t'aime!!
J'ai entendu, mais je ne vais pas y arriver tout seul coté mari et ma mère, c'était : que vont dire les gens!!
Voilà certaines mentalités qui n'ont pas évoluées et n'évolueront jamais..
marie86- + membre techno +
- département : Vendée
Messages : 1728
Date d'inscription : 15/09/2009
Age : 71
Entre Terre et Mer
Re: Hommage aux femmes de la terre
Je voudrais, sans vouloir lancer une polémique, exprimer pour toi Marie, une question qui me taraude sur ta vie passée:
La vie que tu as vécue, des femmes d'agriculteurs qui travaillent avec leur mari sur la ferme, connaissent ces déboires. Faut-il en conclure qu'une femme qui s'enferme dans un type de vie où la frontière "travail/vie privée" n'est pas bien définie dès le départ, se condamne-t-elle à vivre pour le travail et seulement pour le travail??
Mon épouse n'a jamais travaillé avec moi, elle avait son propre travail, nous n'habitons pas à la ferme, cela nous a-t-il forcé à avoir une vie plus détachée de mon métier ?
Le fait d'avoir deux visions différentes du milieu professionnel améliore-t-elle ou non la qualité de vie ?
La vie que tu as vécue, des femmes d'agriculteurs qui travaillent avec leur mari sur la ferme, connaissent ces déboires. Faut-il en conclure qu'une femme qui s'enferme dans un type de vie où la frontière "travail/vie privée" n'est pas bien définie dès le départ, se condamne-t-elle à vivre pour le travail et seulement pour le travail??
Mon épouse n'a jamais travaillé avec moi, elle avait son propre travail, nous n'habitons pas à la ferme, cela nous a-t-il forcé à avoir une vie plus détachée de mon métier ?
Le fait d'avoir deux visions différentes du milieu professionnel améliore-t-elle ou non la qualité de vie ?
Invité- Invité
Re: Hommage aux femmes de la terre
Ce n'est pas qu'agricole ; il y a environ 15 ans, je travaillais chez un professionnel, installé à son compte. Madame travaillait avec lui ; métier ù il fallait plus ou moins être dispo 24 sur 24. Entre son travail, monsieur faisait bcp de sport, laissait madame gérer la boutique. elle non plus, n'était pas dans le besoin, belle maison, piscine, belle voiture, des enfants grands, casés sur le plan du travail. Oh, que oui, elle ne paraissait pas très "b...ante", la patronne.... Elle était très froide .... Au fil du tps, j'ai compris, elle était entre les clients et son mari... il fallait qu'elle soit toujours là . Nos rapports se sont améliorés : elle traitait son mari de "vieux con"; Quelques années plus tard, à l'occasion de l'annonce d'une naissance à la maison, elle m'écrit : oui, elle avait réussi, elle l'avait quitté, elle me racontait , l'espèce de renaissance
qu'elle vivait alors ...
qu'elle vivait alors ...
calamité- + Membre Accro +
- Messages : 168
Date d'inscription : 19/09/2009
Re: Hommage aux femmes de la terre
pinocio, je pense qu'à force de travailler et vivre sur le lieu de travail et être 24h sur 24 avec son mari c'est un tue l'amour.
On est entre boulot, enfants , différents avec fournisseurs au téléphone, on sert de tampon et un jour le tampon ne tamponne plus il est usé..
Je suis partie je pense au bon moment avant de finir aigrie et acariatre, ne supportant plus le va et vient à la maison qui a toujours été privilégié avant notre vie privée..
Une vie privée, c'est quoi? je n'ai jamais connu de vie à deux ni de complicité à deux, il y avait toujours quelqu'un pour venir interrompre les seuls moments où j'aurai pu en profiter.
Pour ceux qui vivent en couple sachez faire la distinction entre vie privée et vie professionnelle et surtout ne laissez pas la seconde empiéter sur la vie de couple, sinon l'un des deux souffrira de ce manque de tendresse.
On a toutes besoin de grands bras pour se réfugier et de faire cocooner n'est ce pas mesdames, et de sentir un autre coeur battre à l'unisson contre le sien
Je serai absente du forum 3 jours j'ai des vacanciers youpi
On est entre boulot, enfants , différents avec fournisseurs au téléphone, on sert de tampon et un jour le tampon ne tamponne plus il est usé..
Je suis partie je pense au bon moment avant de finir aigrie et acariatre, ne supportant plus le va et vient à la maison qui a toujours été privilégié avant notre vie privée..
Une vie privée, c'est quoi? je n'ai jamais connu de vie à deux ni de complicité à deux, il y avait toujours quelqu'un pour venir interrompre les seuls moments où j'aurai pu en profiter.
Pour ceux qui vivent en couple sachez faire la distinction entre vie privée et vie professionnelle et surtout ne laissez pas la seconde empiéter sur la vie de couple, sinon l'un des deux souffrira de ce manque de tendresse.
On a toutes besoin de grands bras pour se réfugier et de faire cocooner n'est ce pas mesdames, et de sentir un autre coeur battre à l'unisson contre le sien
Je serai absente du forum 3 jours j'ai des vacanciers youpi
marie86- + membre techno +
- département : Vendée
Messages : 1728
Date d'inscription : 15/09/2009
Age : 71
Entre Terre et Mer
Re: Hommage aux femmes de la terre
marie j en connais aussi qui porte la culotte dans les fermes et c est le mari qui rigole pas !!
carlo s- + membre techno +
- Messages : 38999
Date d'inscription : 09/09/2009
Age : 56
sud de l'ile
Re: Hommage aux femmes de la terre
je pense que seul ceux qui travaillent en couple 24h sur 24 peuvent comprendre réellement le désarroi de ses femmes (bon je suis d'accord avec iris que toutes les femmes ne subissent pas l'autorité de leur mari c'est parfois l'inverse!!)mais dans une région d'élevage comme la notre je me suis "amusée" a déterminer qui "portait la culotte" et j'ai pu observer des femmes complètement usées a la retraite et qui continuaient a servir leurs hommes et a leur obéir ...............
beaucoup de vérité dans ce que dit marie 86
beaucoup de vérité dans ce que dit marie 86
tine2- +Schtroumpfette du forum+
- Messages : 14951
Date d'inscription : 12/05/2010
Age : 57
2215 kms d'HATTA
Re: Hommage aux femmes de la terre
Marie c'est un hommage à nos meres,et je dis que c'est tres bien ecrit
oui la mienne a eu cette vie ,elle est toujours la ,et vit toujours beaucoup pour le travail , malgré ses 77 printemps ,c'est aussi une culture j'ai jamais vu ma mére les mains vides .............. memes quand elle regarde la télé elle reussit à tricoter ou à faire de la broderie !! mais tu crois que tous les hommes autour d'elle ne lui sont pas reconnaissant ? on sait tres bien mon pére,, mon frére et moi d'ou nous venons et le role que ma mére a eu dans cette réussite ............
et rassures toi nos femmes qui n'ont plus 20ans non plus n'ont pas consacré toute leur vie au labeur et aux enfants elles ont des loisirs des vrais loisirs
oui la mienne a eu cette vie ,elle est toujours la ,et vit toujours beaucoup pour le travail , malgré ses 77 printemps ,c'est aussi une culture j'ai jamais vu ma mére les mains vides .............. memes quand elle regarde la télé elle reussit à tricoter ou à faire de la broderie !! mais tu crois que tous les hommes autour d'elle ne lui sont pas reconnaissant ? on sait tres bien mon pére,, mon frére et moi d'ou nous venons et le role que ma mére a eu dans cette réussite ............
et rassures toi nos femmes qui n'ont plus 20ans non plus n'ont pas consacré toute leur vie au labeur et aux enfants elles ont des loisirs des vrais loisirs
petite fontaine- + membre techno +
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