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opposé à la peine de mort
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opposé à la peine de mort
Rappel du premier message :
voici les raisons qui font que je suis totalement opposé et sans aucune exception à la peine de mort.
J'ai été élevé dans une famille catholique fervente mais ouverte, j'ai fait plusieurs années de scoutisme, encore plus au MRJC et en aumônerie.
J'ai donc un peu appris et essayé de comprendre la parole biblique. L'un des enseignements que j'en ai tiré c'est le pardon, la rémission des péchés : "père pardonne leur, ils ne savent pas ce qu'ils font " alors qu'il est sur la croix.
Je fais également partie de ceux qui considèrent que l'Homme ne peux pas décider de la fin de vie d'un autre, ce qui est totalement différent pour la sienne.
Je pense que la privation de liberté est pire que la mort, combien souhaiterait mourir plutôt que d'être sous le joug d'autres hommes ?
Une vie ne vaut rien mais rien ne vaut une vie, Malraux avait tout résumé
voici les raisons qui font que je suis totalement opposé et sans aucune exception à la peine de mort.
J'ai été élevé dans une famille catholique fervente mais ouverte, j'ai fait plusieurs années de scoutisme, encore plus au MRJC et en aumônerie.
J'ai donc un peu appris et essayé de comprendre la parole biblique. L'un des enseignements que j'en ai tiré c'est le pardon, la rémission des péchés : "père pardonne leur, ils ne savent pas ce qu'ils font " alors qu'il est sur la croix.
Je fais également partie de ceux qui considèrent que l'Homme ne peux pas décider de la fin de vie d'un autre, ce qui est totalement différent pour la sienne.
Je pense que la privation de liberté est pire que la mort, combien souhaiterait mourir plutôt que d'être sous le joug d'autres hommes ?
Une vie ne vaut rien mais rien ne vaut une vie, Malraux avait tout résumé
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
bingo a écrit:et aprés 6mois de prison le mec qui en voulait a bingo sort, en veut maintenant a jack pour l'avoir fait emprisonner, il retrouve ou jack habite, brule sa mobylette, jack sort avec le fusil et PAN finijack77 a écrit:bingo a écrit:
dans ce cas la on fait un cerle a trois
jack dgé et moi
on a chacun un gars qui nous a mal regardé
dgé tue celui qui a mal regardé jack
bingo tue celui qui a mal regardé dgé
et jack tue celui qui a mal regardé bingo
aucun de nous ne s'est fait justice mais chacun de nous a rendu justice ........
dgé a la gachette facile : il va tuer mon "agresseur"
bingo se pose la question : " dgé est une teigne ! ce serait pas lui des fois qui aurait commencé en regardant de travers le guguss" => il tue mais il lui restera toujours un doute
jack se pose plein de questions ... : je suis sûr que le mec en voulait à bingo, mais puis-je croire à 100 % en ma certitude et si j'avais tort ???? et si le mec que je vais buter en pensant rendre justice, s'avérait innocent ???? et si dans cinq ans, on m'apportait la preuve de son innocence ???? alors jack prononce une peine incompressible, laissant la possibilité de la réparation d'une éventuelle erreur judiciaire .
tu aura donc refusé l'occasion de rendre justice pour en finir par faire justice toi meme
comme quoi on peut trouver une dérive a toute situations
vous vous calmez ou j'appel le NCIS
kev53- + membre techno +
- Messages : 1701
Date d'inscription : 03/01/2014
Age : 41
nord mayenne
Re: opposé à la peine de mort
un peu d'histoire !Pour les partisans de la peine de mort, dont les abolitionnistes et moi-même avons toujours respecté le choix en notant à regret que la réciproque n'a pas toujours été vraie, la haine répondant souvent à ce qui n'était que l'expression d'une conviction profonde, celle que je respecterai toujours chez les hommes de liberté, pour les partisans de la peine de mort, disais-je, la mort du coupable est une exigence de justice. Pour eux, il est en effet des crimes trop atroces pour que leurs auteurs puissent les expier autrement qu'au prix de leur vie.
La mort et la souffrance des victimes, ce terrible malheur, exigeraient comme contrepartie nécessaire, impérative, une autre mort et une autre souffrance. A défaut, déclarait un ministre de la justice récent, l'angoisse et la passion suscitées dans la société par le crime ne seraient pas apaisées. Cela s'appelle, je crois, un sacrifice expiatoire. Et justice, pour les partisans de la peine de mort, ne serait pas faite si à la mort de la victime ne répondait pas, en écho, la mort du coupable.
Soyons clairs. Cela signifie simplement que la loi du talion demeurerait, à travers les millénaires, la loi nécessaire, unique de la justice humaine.
Du malheur et de la souffrance des victimes, j'ai, beaucoup plus que ceux qui s'en réclament, souvent mesuré dans ma vie l'étendue. Que le crime soit le point de rencontre, le lieu géométrique du malheur humain, je le sais mieux que personne. Malheur de la victime elle-même et, au-delà, malheur de ses parents et de ses proches. Malheur aussi des parents du criminel. Malheur enfin, bien souvent, de l'assassin. Oui, le crime est malheur, et il n'y a pas un homme, pas une femme de coeur, de raison, de responsabilité, qui ne souhaite d'abord le combattre.
Mais ressentir, au profond de soi-même, le malheur et la douleur des victimes, mais lutter de toutes les manières pour que la violence et le crime reculent dans notre société, cette sensibilité et ce combat ne sauraient impliquer la nécessaire mise à mort du coupable. Que les parents et les proches de la victime souhaitent cette mort, par réaction naturelle de l'être humain blessé, je le comprends, je le conçois. Mais c'est une réaction humaine, naturelle. Or tout le progrès historique de la justice a été de dépasser la vengeance privée. Et comment la dépasser, sinon d'abord en refusant la loi du talion?
La vérité est que, au plus profond des motivations de l'attachement à la peine de mort, on trouve, inavouée le plus souvent, la tentation de l'élimination. Ce qui paraît insupportable à beaucoup, c'est moins la vie du criminel emprisonné que la peur qu'il récidive un jour. Et ils pensent que la seule garantie, à cet égard, est que le criminel soit mis à mort par précaution.
Ainsi, dans cette conception, la justice tuerait moins par vengeance que par prudence. Au-delà de la justice d'expiation, apparaît donc la justice d'élimination, derrière la balance, la guillotine. L'assassin doit mourir toute simplement parce que, ainsi, il ne récidivera pas. Et tout paraît si simple, et tout paraît si juste!
Mais quand on accepte ou quand on prône la justice d'élimination, au nom de la justice, il faut bien savoir dans quelle voie on s'engage. Pour être acceptable, même pour ses partisans, la justice qui tue le criminel doit tuer en connaissance de cause. Notre justice, et c'est son honneur, ne tue pas les déments. Mais elle ne sait pas les identifier à coup sûr, et c'est à l'expertise psychiatrique, la plus aléatoire, la plus incertaine de toutes, que, dans la réalité judiciaire, on va s'en remettre. Que le verdict psychiatrique soit favorable à l'assassin, et il sera épargné. La société acceptera d'assumer le risque qu'il représente sans que quiconque s'en indigne. Mais que le verdict psychiatrique lui soit défavorable, et il sera exécuté. Quand on accepte la justice d'élimination, il faut que les responsables politiques mesurent dans quelle logique de l'Histoire on s'inscrit.
Je ne parle pas de sociétés où l'on élimine aussi bien les criminels que les déments, les opposants politiques que ceux dont on pense qu'ils seraient de nature à "polluer" le corps social. Non, je m'en tiens à la justice des pays qui vivent en démocratie.
Enfoui, terré, au coeur même de la justice d'élimination, veille le racisme secret. Si, en 1972, la Cour suprême des Etats-Unis a penché vers l'abolition, c'est essentiellement parce qu'elle avait constaté que 60 p. 100 des condamnés à mort étaient des noirs, alors qu'ils ne représentaient que 12 p. 100 de la population. Et pour un homme de justice, quel vertige ! je baisse la voix et je me tourne vers vous tous pour rappeler qu'en France même, sur trente-six condamnations à mort définitives prononcées depuis 1945, on compte neuf étrangers, soit 25 p. 100, alors qu'ils ne représentent que 8 p. 100 de la population ; parmi eux cinq Maghrébins, alors qu'ils ne représentent que 2 p. 100 de la population. Depuis 1965, parmi les neuf condamnés à mort exécutés, on compte quatre étrangers, dont trois Maghrébins. Leurs crimes étaient-ils plus odieux que les autres ou bien paraissaient-ils plus graves parce que leurs auteurs, à cet instant, faisaient secrètement horreur ? C'est une interrogation, ce n'est qu'une interrogation, mais elle est si pressante et si lancinante que seule l'abolition peut mettre fin à une interrogation qui nous interpelle avec tant de cruauté.
Il s'agit bien, en définitive, dans l'abolition, d'un choix fondamental, d'une certaine conception de l'homme et de la justice. Ceux qui veulent une justice qui tue, ceux-là sont animés par une double conviction : qu'il existe des hommes totalement coupables, c'est-à-dire des hommes totalement responsables de leurs actes, et qu'il peut y avoir une justice sûre de son infaillibilité au point de dire que celui-là peut vivre et que celui-là doit mourir.
A cet âge de ma vie, l'une et l'autre affirmations me paraissent également erronées. Aussi terribles, aussi odieux que soient leurs actes, il n'est point d'hommes en cette terre dont la culpabilité soit totale et dont il faille pour toujours désespérer totalement. Aussi prudente que soit la justice, aussi mesurés et angoissés que soient les femmes et les hommes qui jugent, la justice demeure humaine, donc faillible.
Et je ne parle pas seulement de l'erreur judiciaire absolue, quand, après une exécution, il se révèle, comme cela peut encore arriver, que le condamné à mort était innocent et qu'une société entière - c'est-à-dire nous tous - au nom de laquelle le verdict a été rendu, devient ainsi collectivement coupable puisque sa justice rend possible l'injustice suprême. Je parle aussi de l'incertitude et de la contradiction des décisions rendues qui font que les mêmes accusés, condamnés à mort une première fois, dont la condamnation est cassée pour vice de forme, sont de nouveau jugés et, bien qu'il s'agisse des mêmes faits, échappent, cette fois-ci, à la mort, comme si, en justice, la vie d'un homme se jouait au hasard d'une erreur de plume d'un greffier. Ou bien tels condamnés, pour des crimes moindres, seront exécutés, alors que d'autres. plus coupables, sauveront leur tête à la faveur de la passion de l'audience, du climat ou de l'emportement de tel ou tel.
Cette sorte de loterie judiciaire, quelle que soit la peine qu'on éprouve à prononcer ce mot quand il y va de la vie d'une femme ou d'un homme, est intolérable. Le plus haut magistrat de France, M. Aydalot, au terme d'une longue carrière tout entière consacrée à la justice et, pour la plupart de son activité, au parquet, disait qu'à la mesure de sa hasardeuse application, la peine de mort lui était devenue, à lui magistrat, insupportable. Parce qu'aucun homme n'est totalement responsable, parce qu'aucune justice ne peut être absolument infaillible, la peine de mort est moralement inacceptable. Pour ceux d'entre nous qui croient en Dieu, lui seul a le pouvoir de choisir l'heure de notre mort. Pour tous les abolitionnistes, il est impossible de reconnaître à la justice des hommes ce pouvoir de mort parce qu'ils savent qu'elle est faillible.
Le choix qui s'offre à vos consciences est donc clair : ou notre société refuse une justice qui tue et accepte d'assumer, au nom de ses valeurs fondamentales - celles qui l'ont faite grande et respectée entre toutes - la vie de ceux qui font horreur, déments ou criminels ou les deux à la fois, et c'est le choix de l'abolition ; ou cette société croit, en dépit de l'expérience des siècles, faire disparaître le crime avec le criminel, et c'est l'élimination.
Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons. Nous la refusons parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité.
J'en ai fini avec l'essentiel, avec l'esprit et l'inspiration de cette grande loi. Raymond Forni, tout à l'heure, en a dégagé les lignes directrices. Elles sont simples et précises.
Parce que l'abolition est un choix moral, il faut se prononcer en toute clarté. Le Gouvernement vous demande donc de voter l'abolition de la peine de mort sans l'assortir d'aucune restriction ni d'aucune réserve. Sans doute, des amendements seront déposés tendant à limiter le champ de l'abolition et à en exclure diverses catégories de crimes. Je comprends l'inspiration de ces amendements, mais le Gouvernement vous demandera de les rejeter.
D'abord parce que la formule "abolir hors les crimes odieux" ne recouvre en réalité qu'une déclaration en faveur de la peine de mort. Dans la réalité judiciaire, personne n'encourt la peine de mort hors des crimes odieux. Mieux vaut donc, dans ce cas-là, éviter les commodités de style et se déclarer partisan de la peine de mort. (Applaudissements sur les bancs des socialistes.)
Quant aux propositions d'exclusion de l'abolition au regard de la qualité des victimes, notamment au regard de leur faiblesse particulière ou des risques plus grands qu'elles encourent, le Gouvernement vous demandera également de les refuser, en dépit de la générosité qui les inspire.
Ces exclusions méconnaissent une évidence : toutes, je dis bien toutes, les victimes sont pitoyables et toutes appellent la même compassion. Sans doute, en chacun de nous, la mort de l'enfant ou du vieillard suscite plus aisément l'émotion que la mort d'une femme de trente ans ou d'un homme mûr chargé de responsabilités, mais, dans la réalité humaine, elle n'en est pas moins douloureuse, et toute discrimination à cet égard serait porteuse d'injustice !
S'agissant des policiers ou du personnel pénitentiaire, dont les organisations représentatives requièrent le maintien de la peine de mort à l'encontre de ceux qui attenteraient à la vie de leurs membres, le Gouvernement comprend parfaitement les préoccupations qui les animent, mais il demandera que ces amendements en soient rejetés.
La sécurité des personnels de police et du personnel pénitentiaire doit être assurée. Toutes les mesures nécessaires pour assurer leur protection doivent être prises, Mais, dans la France de la fin du XXème siècle, on ne confie pas à la guillotine le soin d'assurer la sécurité des policiers et des surveillants. Et quant à la sanction du crime qui les atteindrait, aussi légitime quelle soit, cette peine ne peut être, dans nos lois, plus grave que celle qui frapperait les auteurs de crimes commis à l'encontre d'autres victimes. Soyons clairs : il ne peut exister dans la justice française de privilège pénal au profit de quelque profession ou corps que ce soit. Je suis sûr que les personnels de police et les personnels pénitentiaires le comprendront. Qu'ils sachent que nous nous montrerons attentifs à leur sécurité sans jamais pour autant en faire un corps à part dans la République.
Dans le même dessein de clarté, le projet n'offre aucune disposition concernant une quelconque peine de remplacement.
Pour des raisons morales d'abord : la peine de mort est un supplice, et l'on ne remplace pas un supplice par un autre.
Pour des raisons de politique et de clarté législatives aussi : par peine de remplacement, l'on vise communément une période de sûreté, c'est-à-dire un délai inscrit dans la loi pendant lequel le condamné n'est pas susceptible de bénéficier d'une mesure de libération conditionnelle ou d'une quelconque suspension de sa peine. Une telle peine existe déjà dans notre droit et sa durée petit atteindre dix-huit années.
Si je demande à l'Assemblée de ne pas ouvrir, à cet égard, un débat tendant à modifier cette mesure de sûreté, c'est parce que, dans un délai de deux ans - délai relativement court au regard du processus d'édification de la loi pénale - le Gouvernement aura l'honneur de lui soumettre le projet d'un nouveau code pénal, un code pénal adapté à la société française de la fin du XXème siècle et, je l'espère, de l'horizon du XXIème siècle. A cette occasion, il conviendra que soit défini, établi, pesé par vous ce que doit être le système des peines pour la société française d'aujourd'hui et de demain. C'est pourquoi je vous demande de ne pas mêler au débat de principe sur l'abolition une discussion sur la peine de remplacement, ou plutôt sur la mesure de sûreté, parce que cette discussion serait à la fois inopportune et inutile.
Inopportune parce que, pour être harmonieux, le système des peines doit être pensé et défini en son entier, et non à la faveur d'un débat qui, par son objet même, se révèle nécessairement passionné et aboutirait à des solutions partielles.
Discussion inutile parce que la mesure de sûreté existante frappera à l'évidence tous ceux qui vont être condamnés à la peine de réclusion criminelle à perpétuité dans les deux ou trois années au plus qui s'écouleront avant que vous n'ayez, mesdames, messieurs les députés, défini notre système de peines et, que, par conséquent, la question de leur libération ne saurait en aucune façon se poser. Les législateurs que vous êtes savent bien que la définition inscrite dans le nouveau code s'appliquera a eux, soit par l'effet immédiat de la loi pénale plus douce, soit - si elle est plus sévère - parce qu'on ne saurait faire de discrimination et que le régime de libération conditionnelle sera le même pour tous les condamnés à perpétuité. Par conséquent, n'ouvrez pas maintenant cette discussion.
Pour les mêmes raisons de clarté et de simplicité, nous n'avons pas inséré dans le projet les dispositions relatives au temps de guerre, le Gouvernement sait bien que, quand le mépris de la vie, la violence mortelle deviennent la loi commune, quand certaines valeurs essentielles du temps de paix sont remplacées par d'autres qui expriment la primauté de la défense de la Patrie, alors le fondement même de l'abolition s'efface de la conscience collective pour la durée du conflit, et, bien entendu, l'abolition est alors entre parenthèses.
Il est apparu au Gouvernement qu'il était malvenu, au moment où vous décidiez enfin de l'abolition dans la France en paix qui est heureusement la nôtre, de débattre du domaine éventuel de la peine de mort en temps de guerre, une guerre que rien heureusement n'annonce. Ce sera au Gouvernement et au législateur, du temps de l'épreuve - si elle doit survenir - qu'il appartiendra d'y pourvoir, en même temps qu'aux nombreuses dispositions particulières qu'appelle une législation de guerre.
Mais arrêter les modalités d'une législation de guerre à cet instant où nous abolissons la peine de mort n'aurait point de sens. Ce serait hors de propos au moment où, après cent quatre vingt-dix ans de débat, vous allez enfin prononcer et décider de l'abolition.
J'en ai terminé.
Les propos que j'ai tenus, les raisons que j'ai avancées, votre coeur, votre conscience vous les avaient déjà dictés aussi bien qu'à moi. Je tenais simplement, à ce moment essentiel de notre histoire judiciaire, à les rappeler, au nom du Gouvernement.
Je sais que dans nos lois, tout dépend de votre volonté et de votre conscience. Je sais que beaucoup d'entre vous, dans la majorité comme dans l'opposition, ont lutté pour l'abolition Je sais que le Parlement aurait pu aisément, de sa seule initiative, libérer nos lois de la peine de mort. Vous avez accepté que ce soit sur un projet du Gouvernement que soit soumise à vos votes l'abolition, associant ainsi le Gouvernement et moi-même à cette grande mesure. Laissez-moi vous on remercier.
Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n'y aura plus, pour notre honte commune, d'exécutions furtives, à l'aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées.
A cet instant plus qu'à aucun autre, j'ai le sentiment d'assumer mon ministère, au sens ancien, au sens noble, le plus noble qui soit, c'est-à-dire au sens de "service". Demain, vous voterez l'abolition de la peine de mort. Législateur français, de tout mon coeur, je vous en remercie. (Applaudissements sur les bancs des socialistes et des communistes et sur quelques bancs du rassemblement pour la République et de l'union pour la démocratie française - Les députés socialistes et quelques députés communistes se lèvent et applaudissent longuement.)
La mort et la souffrance des victimes, ce terrible malheur, exigeraient comme contrepartie nécessaire, impérative, une autre mort et une autre souffrance. A défaut, déclarait un ministre de la justice récent, l'angoisse et la passion suscitées dans la société par le crime ne seraient pas apaisées. Cela s'appelle, je crois, un sacrifice expiatoire. Et justice, pour les partisans de la peine de mort, ne serait pas faite si à la mort de la victime ne répondait pas, en écho, la mort du coupable.
Soyons clairs. Cela signifie simplement que la loi du talion demeurerait, à travers les millénaires, la loi nécessaire, unique de la justice humaine.
Du malheur et de la souffrance des victimes, j'ai, beaucoup plus que ceux qui s'en réclament, souvent mesuré dans ma vie l'étendue. Que le crime soit le point de rencontre, le lieu géométrique du malheur humain, je le sais mieux que personne. Malheur de la victime elle-même et, au-delà, malheur de ses parents et de ses proches. Malheur aussi des parents du criminel. Malheur enfin, bien souvent, de l'assassin. Oui, le crime est malheur, et il n'y a pas un homme, pas une femme de coeur, de raison, de responsabilité, qui ne souhaite d'abord le combattre.
Mais ressentir, au profond de soi-même, le malheur et la douleur des victimes, mais lutter de toutes les manières pour que la violence et le crime reculent dans notre société, cette sensibilité et ce combat ne sauraient impliquer la nécessaire mise à mort du coupable. Que les parents et les proches de la victime souhaitent cette mort, par réaction naturelle de l'être humain blessé, je le comprends, je le conçois. Mais c'est une réaction humaine, naturelle. Or tout le progrès historique de la justice a été de dépasser la vengeance privée. Et comment la dépasser, sinon d'abord en refusant la loi du talion?
La vérité est que, au plus profond des motivations de l'attachement à la peine de mort, on trouve, inavouée le plus souvent, la tentation de l'élimination. Ce qui paraît insupportable à beaucoup, c'est moins la vie du criminel emprisonné que la peur qu'il récidive un jour. Et ils pensent que la seule garantie, à cet égard, est que le criminel soit mis à mort par précaution.
Ainsi, dans cette conception, la justice tuerait moins par vengeance que par prudence. Au-delà de la justice d'expiation, apparaît donc la justice d'élimination, derrière la balance, la guillotine. L'assassin doit mourir toute simplement parce que, ainsi, il ne récidivera pas. Et tout paraît si simple, et tout paraît si juste!
Mais quand on accepte ou quand on prône la justice d'élimination, au nom de la justice, il faut bien savoir dans quelle voie on s'engage. Pour être acceptable, même pour ses partisans, la justice qui tue le criminel doit tuer en connaissance de cause. Notre justice, et c'est son honneur, ne tue pas les déments. Mais elle ne sait pas les identifier à coup sûr, et c'est à l'expertise psychiatrique, la plus aléatoire, la plus incertaine de toutes, que, dans la réalité judiciaire, on va s'en remettre. Que le verdict psychiatrique soit favorable à l'assassin, et il sera épargné. La société acceptera d'assumer le risque qu'il représente sans que quiconque s'en indigne. Mais que le verdict psychiatrique lui soit défavorable, et il sera exécuté. Quand on accepte la justice d'élimination, il faut que les responsables politiques mesurent dans quelle logique de l'Histoire on s'inscrit.
Je ne parle pas de sociétés où l'on élimine aussi bien les criminels que les déments, les opposants politiques que ceux dont on pense qu'ils seraient de nature à "polluer" le corps social. Non, je m'en tiens à la justice des pays qui vivent en démocratie.
Enfoui, terré, au coeur même de la justice d'élimination, veille le racisme secret. Si, en 1972, la Cour suprême des Etats-Unis a penché vers l'abolition, c'est essentiellement parce qu'elle avait constaté que 60 p. 100 des condamnés à mort étaient des noirs, alors qu'ils ne représentaient que 12 p. 100 de la population. Et pour un homme de justice, quel vertige ! je baisse la voix et je me tourne vers vous tous pour rappeler qu'en France même, sur trente-six condamnations à mort définitives prononcées depuis 1945, on compte neuf étrangers, soit 25 p. 100, alors qu'ils ne représentent que 8 p. 100 de la population ; parmi eux cinq Maghrébins, alors qu'ils ne représentent que 2 p. 100 de la population. Depuis 1965, parmi les neuf condamnés à mort exécutés, on compte quatre étrangers, dont trois Maghrébins. Leurs crimes étaient-ils plus odieux que les autres ou bien paraissaient-ils plus graves parce que leurs auteurs, à cet instant, faisaient secrètement horreur ? C'est une interrogation, ce n'est qu'une interrogation, mais elle est si pressante et si lancinante que seule l'abolition peut mettre fin à une interrogation qui nous interpelle avec tant de cruauté.
Il s'agit bien, en définitive, dans l'abolition, d'un choix fondamental, d'une certaine conception de l'homme et de la justice. Ceux qui veulent une justice qui tue, ceux-là sont animés par une double conviction : qu'il existe des hommes totalement coupables, c'est-à-dire des hommes totalement responsables de leurs actes, et qu'il peut y avoir une justice sûre de son infaillibilité au point de dire que celui-là peut vivre et que celui-là doit mourir.
A cet âge de ma vie, l'une et l'autre affirmations me paraissent également erronées. Aussi terribles, aussi odieux que soient leurs actes, il n'est point d'hommes en cette terre dont la culpabilité soit totale et dont il faille pour toujours désespérer totalement. Aussi prudente que soit la justice, aussi mesurés et angoissés que soient les femmes et les hommes qui jugent, la justice demeure humaine, donc faillible.
Et je ne parle pas seulement de l'erreur judiciaire absolue, quand, après une exécution, il se révèle, comme cela peut encore arriver, que le condamné à mort était innocent et qu'une société entière - c'est-à-dire nous tous - au nom de laquelle le verdict a été rendu, devient ainsi collectivement coupable puisque sa justice rend possible l'injustice suprême. Je parle aussi de l'incertitude et de la contradiction des décisions rendues qui font que les mêmes accusés, condamnés à mort une première fois, dont la condamnation est cassée pour vice de forme, sont de nouveau jugés et, bien qu'il s'agisse des mêmes faits, échappent, cette fois-ci, à la mort, comme si, en justice, la vie d'un homme se jouait au hasard d'une erreur de plume d'un greffier. Ou bien tels condamnés, pour des crimes moindres, seront exécutés, alors que d'autres. plus coupables, sauveront leur tête à la faveur de la passion de l'audience, du climat ou de l'emportement de tel ou tel.
Cette sorte de loterie judiciaire, quelle que soit la peine qu'on éprouve à prononcer ce mot quand il y va de la vie d'une femme ou d'un homme, est intolérable. Le plus haut magistrat de France, M. Aydalot, au terme d'une longue carrière tout entière consacrée à la justice et, pour la plupart de son activité, au parquet, disait qu'à la mesure de sa hasardeuse application, la peine de mort lui était devenue, à lui magistrat, insupportable. Parce qu'aucun homme n'est totalement responsable, parce qu'aucune justice ne peut être absolument infaillible, la peine de mort est moralement inacceptable. Pour ceux d'entre nous qui croient en Dieu, lui seul a le pouvoir de choisir l'heure de notre mort. Pour tous les abolitionnistes, il est impossible de reconnaître à la justice des hommes ce pouvoir de mort parce qu'ils savent qu'elle est faillible.
Le choix qui s'offre à vos consciences est donc clair : ou notre société refuse une justice qui tue et accepte d'assumer, au nom de ses valeurs fondamentales - celles qui l'ont faite grande et respectée entre toutes - la vie de ceux qui font horreur, déments ou criminels ou les deux à la fois, et c'est le choix de l'abolition ; ou cette société croit, en dépit de l'expérience des siècles, faire disparaître le crime avec le criminel, et c'est l'élimination.
Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons. Nous la refusons parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité.
J'en ai fini avec l'essentiel, avec l'esprit et l'inspiration de cette grande loi. Raymond Forni, tout à l'heure, en a dégagé les lignes directrices. Elles sont simples et précises.
Parce que l'abolition est un choix moral, il faut se prononcer en toute clarté. Le Gouvernement vous demande donc de voter l'abolition de la peine de mort sans l'assortir d'aucune restriction ni d'aucune réserve. Sans doute, des amendements seront déposés tendant à limiter le champ de l'abolition et à en exclure diverses catégories de crimes. Je comprends l'inspiration de ces amendements, mais le Gouvernement vous demandera de les rejeter.
D'abord parce que la formule "abolir hors les crimes odieux" ne recouvre en réalité qu'une déclaration en faveur de la peine de mort. Dans la réalité judiciaire, personne n'encourt la peine de mort hors des crimes odieux. Mieux vaut donc, dans ce cas-là, éviter les commodités de style et se déclarer partisan de la peine de mort. (Applaudissements sur les bancs des socialistes.)
Quant aux propositions d'exclusion de l'abolition au regard de la qualité des victimes, notamment au regard de leur faiblesse particulière ou des risques plus grands qu'elles encourent, le Gouvernement vous demandera également de les refuser, en dépit de la générosité qui les inspire.
Ces exclusions méconnaissent une évidence : toutes, je dis bien toutes, les victimes sont pitoyables et toutes appellent la même compassion. Sans doute, en chacun de nous, la mort de l'enfant ou du vieillard suscite plus aisément l'émotion que la mort d'une femme de trente ans ou d'un homme mûr chargé de responsabilités, mais, dans la réalité humaine, elle n'en est pas moins douloureuse, et toute discrimination à cet égard serait porteuse d'injustice !
S'agissant des policiers ou du personnel pénitentiaire, dont les organisations représentatives requièrent le maintien de la peine de mort à l'encontre de ceux qui attenteraient à la vie de leurs membres, le Gouvernement comprend parfaitement les préoccupations qui les animent, mais il demandera que ces amendements en soient rejetés.
La sécurité des personnels de police et du personnel pénitentiaire doit être assurée. Toutes les mesures nécessaires pour assurer leur protection doivent être prises, Mais, dans la France de la fin du XXème siècle, on ne confie pas à la guillotine le soin d'assurer la sécurité des policiers et des surveillants. Et quant à la sanction du crime qui les atteindrait, aussi légitime quelle soit, cette peine ne peut être, dans nos lois, plus grave que celle qui frapperait les auteurs de crimes commis à l'encontre d'autres victimes. Soyons clairs : il ne peut exister dans la justice française de privilège pénal au profit de quelque profession ou corps que ce soit. Je suis sûr que les personnels de police et les personnels pénitentiaires le comprendront. Qu'ils sachent que nous nous montrerons attentifs à leur sécurité sans jamais pour autant en faire un corps à part dans la République.
Dans le même dessein de clarté, le projet n'offre aucune disposition concernant une quelconque peine de remplacement.
Pour des raisons morales d'abord : la peine de mort est un supplice, et l'on ne remplace pas un supplice par un autre.
Pour des raisons de politique et de clarté législatives aussi : par peine de remplacement, l'on vise communément une période de sûreté, c'est-à-dire un délai inscrit dans la loi pendant lequel le condamné n'est pas susceptible de bénéficier d'une mesure de libération conditionnelle ou d'une quelconque suspension de sa peine. Une telle peine existe déjà dans notre droit et sa durée petit atteindre dix-huit années.
Si je demande à l'Assemblée de ne pas ouvrir, à cet égard, un débat tendant à modifier cette mesure de sûreté, c'est parce que, dans un délai de deux ans - délai relativement court au regard du processus d'édification de la loi pénale - le Gouvernement aura l'honneur de lui soumettre le projet d'un nouveau code pénal, un code pénal adapté à la société française de la fin du XXème siècle et, je l'espère, de l'horizon du XXIème siècle. A cette occasion, il conviendra que soit défini, établi, pesé par vous ce que doit être le système des peines pour la société française d'aujourd'hui et de demain. C'est pourquoi je vous demande de ne pas mêler au débat de principe sur l'abolition une discussion sur la peine de remplacement, ou plutôt sur la mesure de sûreté, parce que cette discussion serait à la fois inopportune et inutile.
Inopportune parce que, pour être harmonieux, le système des peines doit être pensé et défini en son entier, et non à la faveur d'un débat qui, par son objet même, se révèle nécessairement passionné et aboutirait à des solutions partielles.
Discussion inutile parce que la mesure de sûreté existante frappera à l'évidence tous ceux qui vont être condamnés à la peine de réclusion criminelle à perpétuité dans les deux ou trois années au plus qui s'écouleront avant que vous n'ayez, mesdames, messieurs les députés, défini notre système de peines et, que, par conséquent, la question de leur libération ne saurait en aucune façon se poser. Les législateurs que vous êtes savent bien que la définition inscrite dans le nouveau code s'appliquera a eux, soit par l'effet immédiat de la loi pénale plus douce, soit - si elle est plus sévère - parce qu'on ne saurait faire de discrimination et que le régime de libération conditionnelle sera le même pour tous les condamnés à perpétuité. Par conséquent, n'ouvrez pas maintenant cette discussion.
Pour les mêmes raisons de clarté et de simplicité, nous n'avons pas inséré dans le projet les dispositions relatives au temps de guerre, le Gouvernement sait bien que, quand le mépris de la vie, la violence mortelle deviennent la loi commune, quand certaines valeurs essentielles du temps de paix sont remplacées par d'autres qui expriment la primauté de la défense de la Patrie, alors le fondement même de l'abolition s'efface de la conscience collective pour la durée du conflit, et, bien entendu, l'abolition est alors entre parenthèses.
Il est apparu au Gouvernement qu'il était malvenu, au moment où vous décidiez enfin de l'abolition dans la France en paix qui est heureusement la nôtre, de débattre du domaine éventuel de la peine de mort en temps de guerre, une guerre que rien heureusement n'annonce. Ce sera au Gouvernement et au législateur, du temps de l'épreuve - si elle doit survenir - qu'il appartiendra d'y pourvoir, en même temps qu'aux nombreuses dispositions particulières qu'appelle une législation de guerre.
Mais arrêter les modalités d'une législation de guerre à cet instant où nous abolissons la peine de mort n'aurait point de sens. Ce serait hors de propos au moment où, après cent quatre vingt-dix ans de débat, vous allez enfin prononcer et décider de l'abolition.
J'en ai terminé.
Les propos que j'ai tenus, les raisons que j'ai avancées, votre coeur, votre conscience vous les avaient déjà dictés aussi bien qu'à moi. Je tenais simplement, à ce moment essentiel de notre histoire judiciaire, à les rappeler, au nom du Gouvernement.
Je sais que dans nos lois, tout dépend de votre volonté et de votre conscience. Je sais que beaucoup d'entre vous, dans la majorité comme dans l'opposition, ont lutté pour l'abolition Je sais que le Parlement aurait pu aisément, de sa seule initiative, libérer nos lois de la peine de mort. Vous avez accepté que ce soit sur un projet du Gouvernement que soit soumise à vos votes l'abolition, associant ainsi le Gouvernement et moi-même à cette grande mesure. Laissez-moi vous on remercier.
Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n'y aura plus, pour notre honte commune, d'exécutions furtives, à l'aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées.
A cet instant plus qu'à aucun autre, j'ai le sentiment d'assumer mon ministère, au sens ancien, au sens noble, le plus noble qui soit, c'est-à-dire au sens de "service". Demain, vous voterez l'abolition de la peine de mort. Législateur français, de tout mon coeur, je vous en remercie. (Applaudissements sur les bancs des socialistes et des communistes et sur quelques bancs du rassemblement pour la République et de l'union pour la démocratie française - Les députés socialistes et quelques députés communistes se lèvent et applaudissent longuement.)
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Re: opposé à la peine de mort
Bravo dgédgé a écrit:j'arrive déjà pas à faire passer les message que je veux faire passer, alors faire passer celui des autres, non merci
+1 westvar
Sincèrement, par cette phrase, tu arrives à expliquer toi même ce que beaucoup ici (moi compris) essayons de te faire comprendre depuis pas mal de temps .
Je vois, que grâce à la thérapie administrée par pato (je ne donnerai pas le nom du pharmacien) tu progresse dans la bonne direction.
Tu vas finir par reconnaitre que bien souvent un malentendu peut naitre d'une simple mauvaise interprétation .
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Re: opposé à la peine de mort
pendant que la société française se pose toutes ces questions existentielles , les terroristes agissent et agiront !!
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
Bin alors explique un peu.imanol a écrit:le message que j'ai tenté de faire passer est à mille lieu de l'ensemble de ton interprétation ... dsl mais quand même
- Spoiler:
Franki a écrit:Si, dans ce discours, ton but est de dire que la justice fait mal son travail, que les peines sont trop légères pour certains délits, et souvent non effectuées ou même pas du tout, que la prison est mal adaptée et fabrique de la délinquance (islamisation), que la police manque de moyens, que les pouvoirs politiques n'ont pas de vraie volonté de changer ces choses là ….. je suis tout à fait d'accord avec toi.imanol a écrit:Il y a beaucoup de noblesse, ici dans les discours des plus anciens; snif, pinoc, pato aussi mais encore yaya , jack etc...Il y a aussi un énorme fossé entre ceux-là et les plus jeunes dont je fais encore partis; pour autant ce sont les mêmes anciens qui nous ont éduqué. Et nous avons de ce fait encré au fond de nous les mêmes valeurs.Nous, les plus jeunes, avons tous été malheureusement confronté à un autre contexte lors de notre adolescence et de nos premiers pas dans le monde des adultes:Raket, harcèlement (je pense surtout aux filles), crachat, insulte voire passage à tabac, racisme avéré, délie de faciès etc.Durant toute la période où j'ai habité Bordeaux, c'était mon quotidien ... chaque soirée étudiante, chaque sortie de supermarché, chaque promenade avec son amoureuse, chaque copine qui rentrait seule le soir dans sa cité U... avec la crainte d'une agression.J 'ai vite appris à détourner le regard mais aussi à me défendre, et il a fallut le faire à plusieurs reprises.Ce n'est en aucun cas un jugement mais un constat, nous ne sommes pas de la même génération, nous n'avons pas grandi dans les mêmes conditions et nous n'avons de ce fait pas la même réaction face à tout ça !Si nous vous semblons extrêmes, si nous avons beaucoup de haine en nous sachez qu'il y a des raisons.Sans chercher à polémiquer où à offenser qui que ce soit, simplement pour faire passer un message et susciter peut être un peu de compassion, je me permets de rajouter que je pense un peu tronqués les points de vue de ceux qui vivent protégés de tous ces méfaits, dans une ferme , en rase campagne !Cela parce que je repense à mes parents qui m'ont toujours condamné à la sortie du commissariat, c'était la honte qui s'abattait sur leur monde bien rangé mais malheureusement étriqué. Alors, je me suis braqué contre eux et je n'ai jamais pu compter sur eux.C'est pourquoi je vous invite à discuter ouvertement de cela avec vos jeunes, parce que moi aussi messieurs, sachez que vos propos me font peurs tant il me semble déconnectés de la réalité.Merci
Par contre, j'ai un léger doute sur l'action de la peine de mort sur ce que tu décris.
Y aurait-il des chiffres qui montrent que les pays ne pratiquants plus la peine capitale ont une délinquance supérieure à ceux qui exécutent encore ?
Je demande ça parce que j'avais lu qu'aux USA, entre les états qui ont conservés la peine de mort, et ceux qui l'ont abolie, il n'y avait pas de différence notable sur le nombre de crimes.
Quant au soi-disant "fossé" entre les génération, je suis un peu sceptique concernant ce point précis, d'abord parce que le gars qui a ouvert ce topic à le même âge que toi, que les gens qui ont supprimé la peine capitale (Mitterand, Badinter …) sont des gens ayant eu une jeunesse dans une période extrêmement violente (seconde guerre mondiale), et que dans les conversations que j'entends autour de moi je constate souvent que c'est plutôt les plus anciens qui trouvent qu'il faudrait rétablir la guillotine.
Franki- interdit de cachot
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Re: opposé à la peine de mort
Et ce n'est pas la menace de la peine de mort qui les empêchera d'agir !marie70 a écrit:pendant que la société française se pose toutes ces questions existentielles , les terroristes agissent et agiront !!
Franki- interdit de cachot
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Re: opposé à la peine de mort
Fabien, tu pourrais indiquer l'auteur.
Franki- interdit de cachot
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Re: opposé à la peine de mort
fabien9632 a écrit:
- Spoiler:
un peu d'histoire !Pour les partisans de la peine de mort, dont les abolitionnistes et moi-même avons toujours respecté le choix en notant à regret que la réciproque n'a pas toujours été vraie, la haine répondant souvent à ce qui n'était que l'expression d'une conviction profonde, celle que je respecterai toujours chez les hommes de liberté, pour les partisans de la peine de mort, disais-je, la mort du coupable est une exigence de justice. Pour eux, il est en effet des crimes trop atroces pour que leurs auteurs puissent les expier autrement qu'au prix de leur vie.
La mort et la souffrance des victimes, ce terrible malheur, exigeraient comme contrepartie nécessaire, impérative, une autre mort et une autre souffrance. A défaut, déclarait un ministre de la justice récent, l'angoisse et la passion suscitées dans la société par le crime ne seraient pas apaisées. Cela s'appelle, je crois, un sacrifice expiatoire. Et justice, pour les partisans de la peine de mort, ne serait pas faite si à la mort de la victime ne répondait pas, en écho, la mort du coupable.
Soyons clairs. Cela signifie simplement que la loi du talion demeurerait, à travers les millénaires, la loi nécessaire, unique de la justice humaine.
Du malheur et de la souffrance des victimes, j'ai, beaucoup plus que ceux qui s'en réclament, souvent mesuré dans ma vie l'étendue. Que le crime soit le point de rencontre, le lieu géométrique du malheur humain, je le sais mieux que personne. Malheur de la victime elle-même et, au-delà, malheur de ses parents et de ses proches. Malheur aussi des parents du criminel. Malheur enfin, bien souvent, de l'assassin. Oui, le crime est malheur, et il n'y a pas un homme, pas une femme de coeur, de raison, de responsabilité, qui ne souhaite d'abord le combattre.
Mais ressentir, au profond de soi-même, le malheur et la douleur des victimes, mais lutter de toutes les manières pour que la violence et le crime reculent dans notre société, cette sensibilité et ce combat ne sauraient impliquer la nécessaire mise à mort du coupable. Que les parents et les proches de la victime souhaitent cette mort, par réaction naturelle de l'être humain blessé, je le comprends, je le conçois. Mais c'est une réaction humaine, naturelle. Or tout le progrès historique de la justice a été de dépasser la vengeance privée. Et comment la dépasser, sinon d'abord en refusant la loi du talion?
La vérité est que, au plus profond des motivations de l'attachement à la peine de mort, on trouve, inavouée le plus souvent, la tentation de l'élimination. Ce qui paraît insupportable à beaucoup, c'est moins la vie du criminel emprisonné que la peur qu'il récidive un jour. Et ils pensent que la seule garantie, à cet égard, est que le criminel soit mis à mort par précaution.
Ainsi, dans cette conception, la justice tuerait moins par vengeance que par prudence. Au-delà de la justice d'expiation, apparaît donc la justice d'élimination, derrière la balance, la guillotine. L'assassin doit mourir toute simplement parce que, ainsi, il ne récidivera pas. Et tout paraît si simple, et tout paraît si juste!
Mais quand on accepte ou quand on prône la justice d'élimination, au nom de la justice, il faut bien savoir dans quelle voie on s'engage. Pour être acceptable, même pour ses partisans, la justice qui tue le criminel doit tuer en connaissance de cause. Notre justice, et c'est son honneur, ne tue pas les déments. Mais elle ne sait pas les identifier à coup sûr, et c'est à l'expertise psychiatrique, la plus aléatoire, la plus incertaine de toutes, que, dans la réalité judiciaire, on va s'en remettre. Que le verdict psychiatrique soit favorable à l'assassin, et il sera épargné. La société acceptera d'assumer le risque qu'il représente sans que quiconque s'en indigne. Mais que le verdict psychiatrique lui soit défavorable, et il sera exécuté. Quand on accepte la justice d'élimination, il faut que les responsables politiques mesurent dans quelle logique de l'Histoire on s'inscrit.
Je ne parle pas de sociétés où l'on élimine aussi bien les criminels que les déments, les opposants politiques que ceux dont on pense qu'ils seraient de nature à "polluer" le corps social. Non, je m'en tiens à la justice des pays qui vivent en démocratie.
Enfoui, terré, au coeur même de la justice d'élimination, veille le racisme secret. Si, en 1972, la Cour suprême des Etats-Unis a penché vers l'abolition, c'est essentiellement parce qu'elle avait constaté que 60 p. 100 des condamnés à mort étaient des noirs, alors qu'ils ne représentaient que 12 p. 100 de la population. Et pour un homme de justice, quel vertige ! je baisse la voix et je me tourne vers vous tous pour rappeler qu'en France même, sur trente-six condamnations à mort définitives prononcées depuis 1945, on compte neuf étrangers, soit 25 p. 100, alors qu'ils ne représentent que 8 p. 100 de la population ; parmi eux cinq Maghrébins, alors qu'ils ne représentent que 2 p. 100 de la population. Depuis 1965, parmi les neuf condamnés à mort exécutés, on compte quatre étrangers, dont trois Maghrébins. Leurs crimes étaient-ils plus odieux que les autres ou bien paraissaient-ils plus graves parce que leurs auteurs, à cet instant, faisaient secrètement horreur ? C'est une interrogation, ce n'est qu'une interrogation, mais elle est si pressante et si lancinante que seule l'abolition peut mettre fin à une interrogation qui nous interpelle avec tant de cruauté.
Il s'agit bien, en définitive, dans l'abolition, d'un choix fondamental, d'une certaine conception de l'homme et de la justice. Ceux qui veulent une justice qui tue, ceux-là sont animés par une double conviction : qu'il existe des hommes totalement coupables, c'est-à-dire des hommes totalement responsables de leurs actes, et qu'il peut y avoir une justice sûre de son infaillibilité au point de dire que celui-là peut vivre et que celui-là doit mourir.
A cet âge de ma vie, l'une et l'autre affirmations me paraissent également erronées. Aussi terribles, aussi odieux que soient leurs actes, il n'est point d'hommes en cette terre dont la culpabilité soit totale et dont il faille pour toujours désespérer totalement. Aussi prudente que soit la justice, aussi mesurés et angoissés que soient les femmes et les hommes qui jugent, la justice demeure humaine, donc faillible.
Et je ne parle pas seulement de l'erreur judiciaire absolue, quand, après une exécution, il se révèle, comme cela peut encore arriver, que le condamné à mort était innocent et qu'une société entière - c'est-à-dire nous tous - au nom de laquelle le verdict a été rendu, devient ainsi collectivement coupable puisque sa justice rend possible l'injustice suprême. Je parle aussi de l'incertitude et de la contradiction des décisions rendues qui font que les mêmes accusés, condamnés à mort une première fois, dont la condamnation est cassée pour vice de forme, sont de nouveau jugés et, bien qu'il s'agisse des mêmes faits, échappent, cette fois-ci, à la mort, comme si, en justice, la vie d'un homme se jouait au hasard d'une erreur de plume d'un greffier. Ou bien tels condamnés, pour des crimes moindres, seront exécutés, alors que d'autres. plus coupables, sauveront leur tête à la faveur de la passion de l'audience, du climat ou de l'emportement de tel ou tel.
Cette sorte de loterie judiciaire, quelle que soit la peine qu'on éprouve à prononcer ce mot quand il y va de la vie d'une femme ou d'un homme, est intolérable. Le plus haut magistrat de France, M. Aydalot, au terme d'une longue carrière tout entière consacrée à la justice et, pour la plupart de son activité, au parquet, disait qu'à la mesure de sa hasardeuse application, la peine de mort lui était devenue, à lui magistrat, insupportable. Parce qu'aucun homme n'est totalement responsable, parce qu'aucune justice ne peut être absolument infaillible, la peine de mort est moralement inacceptable. Pour ceux d'entre nous qui croient en Dieu, lui seul a le pouvoir de choisir l'heure de notre mort. Pour tous les abolitionnistes, il est impossible de reconnaître à la justice des hommes ce pouvoir de mort parce qu'ils savent qu'elle est faillible.
Le choix qui s'offre à vos consciences est donc clair : ou notre société refuse une justice qui tue et accepte d'assumer, au nom de ses valeurs fondamentales - celles qui l'ont faite grande et respectée entre toutes - la vie de ceux qui font horreur, déments ou criminels ou les deux à la fois, et c'est le choix de l'abolition ; ou cette société croit, en dépit de l'expérience des siècles, faire disparaître le crime avec le criminel, et c'est l'élimination.
Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons. Nous la refusons parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité.
J'en ai fini avec l'essentiel, avec l'esprit et l'inspiration de cette grande loi. Raymond Forni, tout à l'heure, en a dégagé les lignes directrices. Elles sont simples et précises.
Parce que l'abolition est un choix moral, il faut se prononcer en toute clarté. Le Gouvernement vous demande donc de voter l'abolition de la peine de mort sans l'assortir d'aucune restriction ni d'aucune réserve. Sans doute, des amendements seront déposés tendant à limiter le champ de l'abolition et à en exclure diverses catégories de crimes. Je comprends l'inspiration de ces amendements, mais le Gouvernement vous demandera de les rejeter.
D'abord parce que la formule "abolir hors les crimes odieux" ne recouvre en réalité qu'une déclaration en faveur de la peine de mort. Dans la réalité judiciaire, personne n'encourt la peine de mort hors des crimes odieux. Mieux vaut donc, dans ce cas-là, éviter les commodités de style et se déclarer partisan de la peine de mort. (Applaudissements sur les bancs des socialistes.)
Quant aux propositions d'exclusion de l'abolition au regard de la qualité des victimes, notamment au regard de leur faiblesse particulière ou des risques plus grands qu'elles encourent, le Gouvernement vous demandera également de les refuser, en dépit de la générosité qui les inspire.
Ces exclusions méconnaissent une évidence : toutes, je dis bien toutes, les victimes sont pitoyables et toutes appellent la même compassion. Sans doute, en chacun de nous, la mort de l'enfant ou du vieillard suscite plus aisément l'émotion que la mort d'une femme de trente ans ou d'un homme mûr chargé de responsabilités, mais, dans la réalité humaine, elle n'en est pas moins douloureuse, et toute discrimination à cet égard serait porteuse d'injustice !
S'agissant des policiers ou du personnel pénitentiaire, dont les organisations représentatives requièrent le maintien de la peine de mort à l'encontre de ceux qui attenteraient à la vie de leurs membres, le Gouvernement comprend parfaitement les préoccupations qui les animent, mais il demandera que ces amendements en soient rejetés.
La sécurité des personnels de police et du personnel pénitentiaire doit être assurée. Toutes les mesures nécessaires pour assurer leur protection doivent être prises, Mais, dans la France de la fin du XXème siècle, on ne confie pas à la guillotine le soin d'assurer la sécurité des policiers et des surveillants. Et quant à la sanction du crime qui les atteindrait, aussi légitime quelle soit, cette peine ne peut être, dans nos lois, plus grave que celle qui frapperait les auteurs de crimes commis à l'encontre d'autres victimes. Soyons clairs : il ne peut exister dans la justice française de privilège pénal au profit de quelque profession ou corps que ce soit. Je suis sûr que les personnels de police et les personnels pénitentiaires le comprendront. Qu'ils sachent que nous nous montrerons attentifs à leur sécurité sans jamais pour autant en faire un corps à part dans la République.
Dans le même dessein de clarté, le projet n'offre aucune disposition concernant une quelconque peine de remplacement.
Pour des raisons morales d'abord : la peine de mort est un supplice, et l'on ne remplace pas un supplice par un autre.
Pour des raisons de politique et de clarté législatives aussi : par peine de remplacement, l'on vise communément une période de sûreté, c'est-à-dire un délai inscrit dans la loi pendant lequel le condamné n'est pas susceptible de bénéficier d'une mesure de libération conditionnelle ou d'une quelconque suspension de sa peine. Une telle peine existe déjà dans notre droit et sa durée petit atteindre dix-huit années.
Si je demande à l'Assemblée de ne pas ouvrir, à cet égard, un débat tendant à modifier cette mesure de sûreté, c'est parce que, dans un délai de deux ans - délai relativement court au regard du processus d'édification de la loi pénale - le Gouvernement aura l'honneur de lui soumettre le projet d'un nouveau code pénal, un code pénal adapté à la société française de la fin du XXème siècle et, je l'espère, de l'horizon du XXIème siècle. A cette occasion, il conviendra que soit défini, établi, pesé par vous ce que doit être le système des peines pour la société française d'aujourd'hui et de demain. C'est pourquoi je vous demande de ne pas mêler au débat de principe sur l'abolition une discussion sur la peine de remplacement, ou plutôt sur la mesure de sûreté, parce que cette discussion serait à la fois inopportune et inutile.
Inopportune parce que, pour être harmonieux, le système des peines doit être pensé et défini en son entier, et non à la faveur d'un débat qui, par son objet même, se révèle nécessairement passionné et aboutirait à des solutions partielles.
Discussion inutile parce que la mesure de sûreté existante frappera à l'évidence tous ceux qui vont être condamnés à la peine de réclusion criminelle à perpétuité dans les deux ou trois années au plus qui s'écouleront avant que vous n'ayez, mesdames, messieurs les députés, défini notre système de peines et, que, par conséquent, la question de leur libération ne saurait en aucune façon se poser. Les législateurs que vous êtes savent bien que la définition inscrite dans le nouveau code s'appliquera a eux, soit par l'effet immédiat de la loi pénale plus douce, soit - si elle est plus sévère - parce qu'on ne saurait faire de discrimination et que le régime de libération conditionnelle sera le même pour tous les condamnés à perpétuité. Par conséquent, n'ouvrez pas maintenant cette discussion.
Pour les mêmes raisons de clarté et de simplicité, nous n'avons pas inséré dans le projet les dispositions relatives au temps de guerre, le Gouvernement sait bien que, quand le mépris de la vie, la violence mortelle deviennent la loi commune, quand certaines valeurs essentielles du temps de paix sont remplacées par d'autres qui expriment la primauté de la défense de la Patrie, alors le fondement même de l'abolition s'efface de la conscience collective pour la durée du conflit, et, bien entendu, l'abolition est alors entre parenthèses.
Il est apparu au Gouvernement qu'il était malvenu, au moment où vous décidiez enfin de l'abolition dans la France en paix qui est heureusement la nôtre, de débattre du domaine éventuel de la peine de mort en temps de guerre, une guerre que rien heureusement n'annonce. Ce sera au Gouvernement et au législateur, du temps de l'épreuve - si elle doit survenir - qu'il appartiendra d'y pourvoir, en même temps qu'aux nombreuses dispositions particulières qu'appelle une législation de guerre.
Mais arrêter les modalités d'une législation de guerre à cet instant où nous abolissons la peine de mort n'aurait point de sens. Ce serait hors de propos au moment où, après cent quatre vingt-dix ans de débat, vous allez enfin prononcer et décider de l'abolition.
J'en ai terminé.
Les propos que j'ai tenus, les raisons que j'ai avancées, votre coeur, votre conscience vous les avaient déjà dictés aussi bien qu'à moi. Je tenais simplement, à ce moment essentiel de notre histoire judiciaire, à les rappeler, au nom du Gouvernement.
Je sais que dans nos lois, tout dépend de votre volonté et de votre conscience. Je sais que beaucoup d'entre vous, dans la majorité comme dans l'opposition, ont lutté pour l'abolition Je sais que le Parlement aurait pu aisément, de sa seule initiative, libérer nos lois de la peine de mort. Vous avez accepté que ce soit sur un projet du Gouvernement que soit soumise à vos votes l'abolition, associant ainsi le Gouvernement et moi-même à cette grande mesure. Laissez-moi vous on remercier.
Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n'y aura plus, pour notre honte commune, d'exécutions furtives, à l'aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées.
A cet instant plus qu'à aucun autre, j'ai le sentiment d'assumer mon ministère, au sens ancien, au sens noble, le plus noble qui soit, c'est-à-dire au sens de "service". Demain, vous voterez l'abolition de la peine de mort. Législateur français, de tout mon coeur, je vous en remercie. (Applaudissements sur les bancs des socialistes et des communistes et sur quelques bancs du rassemblement pour la République et de l'union pour la démocratie française - Les députés socialistes et quelques députés communistes se lèvent et applaudissent longuement.)
c'est quoi ce pavé ? de qui ?
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Re: opposé à la peine de mort
marqué juste au dessus : robert badinter
discours à l'assemblée lors du vote de l'abolition de la peine de mort
discours à l'assemblée lors du vote de l'abolition de la peine de mort
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
M'en doutais mais il était bon de préciser.baba a écrit:robert badinter
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Re: opposé à la peine de mort
je m'en doutais un peu aussi ( j'ai seulement lu les premieres lignes)
mais quand on cite quelqu'un , la moindre des choses c'est de le préciser et de dire qui on cite !
mais quand on cite quelqu'un , la moindre des choses c'est de le préciser et de dire qui on cite !
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Re: opposé à la peine de mort
la peine de mort ????
pour les tueurs à charlie
mais ils s'en foutent
d'ailleurs ils n'avaient surement dès le départ
pas prévu de sortir vivant de cette affaire
pour les tueurs à charlie
mais ils s'en foutent
d'ailleurs ils n'avaient surement dès le départ
pas prévu de sortir vivant de cette affaire
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Re: opposé à la peine de mort
pardon pour ne pas avoir citer l'auteur mais ca me paraissait evident ! et j'ai fait vite !
Je voulais juste rappeler le discours de badinter sur le pourquoi de l'abolition !
Je voulais juste rappeler le discours de badinter sur le pourquoi de l'abolition !
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Re: opposé à la peine de mort
Afin d'éviter toute polémique ,en ne cherchant aucune petite bête, et sans me prendre la tête,
je vais m'en tenir aux faits, rien qu'aux faits.
Tout d'abord, j'aimerai savoir si en ripoublique du gauchistan , la peine de mort est abolie, parce que c'est primordial pour la suite.
En effet, en date du 07/01/2015 à 22h01,
CHARLIE MARTEL , président du tribunal , a rendu sa sentence au terme d'un procès expéditif mené par le procureur jss news : le jeune français de 18 ans, élève de terminale , mo.rad h.m.d est jugé coupable de terrorisme !!
D'ailleurs , il est toujours en train de croupir dans les geôles de cette agréable ripoublique.
Les parents porteront-ils cette affaire devant la cpi ?
Le procès en révision sera difficile puisque le dossier est classé en page 7, post Charlie hebdo et l'accès à cette affaire est depuis déjà verrouillé.
Un homme en noir devra t-il intervenir dans cette affaire, nul le sait !
N.B.: Pour de plus amples informations sur CHARLIE MARTEL, veuillez KLIKELA
http://www.liberation.fr/societe/2015/01/10/mourad-jeune-beau-frere-de-cherif-kouachi-un-temps-en-garde-a-vue-encore-sous-le-choc_1178105
je vais m'en tenir aux faits, rien qu'aux faits.
Tout d'abord, j'aimerai savoir si en ripoublique du gauchistan , la peine de mort est abolie, parce que c'est primordial pour la suite.
En effet, en date du 07/01/2015 à 22h01,
CHARLIE MARTEL , président du tribunal , a rendu sa sentence au terme d'un procès expéditif mené par le procureur jss news : le jeune français de 18 ans, élève de terminale , mo.rad h.m.d est jugé coupable de terrorisme !!
D'ailleurs , il est toujours en train de croupir dans les geôles de cette agréable ripoublique.
Les parents porteront-ils cette affaire devant la cpi ?
Le procès en révision sera difficile puisque le dossier est classé en page 7, post Charlie hebdo et l'accès à cette affaire est depuis déjà verrouillé.
Un homme en noir devra t-il intervenir dans cette affaire, nul le sait !
N.B.: Pour de plus amples informations sur CHARLIE MARTEL, veuillez KLIKELA
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seguim- + membre techno +
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entre la boulette d'avesnes et le maroilles
Re: opposé à la peine de mort
juste une petite remarque en passant qui n'est rien d'autre qu'un constat.
j'ai pu lire au fil des posts que beaucoup se plaignent des peines de prison qui ne sont jamais purgées jusqu'à leurs termes. Si l'on regarde bien, sur la boutique c'est un peu pareil, certaines "peines" de prison passent quand même très vite, les fautifs promettant de faire attention et patati patata pour reprendre ensuite leurs vieilles habitudes.
Nos dirigeants locaux affirment et assument leur choix, ce qui est tout à leur honneur (moi aussi je sais faire la carpette devant les puissants), de gérer un forum libre d'expression et censurer le moins possible. C'est en fait un peu la méthode Taubira, non ?
Comment peut-on reprocher à d'autres ce que nous pratiquons ici ? Quand c'est dans le réel on dit laxisme et dès que c'est dans le virtuel ça devient liberté.
j'ai pu lire au fil des posts que beaucoup se plaignent des peines de prison qui ne sont jamais purgées jusqu'à leurs termes. Si l'on regarde bien, sur la boutique c'est un peu pareil, certaines "peines" de prison passent quand même très vite, les fautifs promettant de faire attention et patati patata pour reprendre ensuite leurs vieilles habitudes.
Nos dirigeants locaux affirment et assument leur choix, ce qui est tout à leur honneur (moi aussi je sais faire la carpette devant les puissants), de gérer un forum libre d'expression et censurer le moins possible. C'est en fait un peu la méthode Taubira, non ?
Comment peut-on reprocher à d'autres ce que nous pratiquons ici ? Quand c'est dans le réel on dit laxisme et dès que c'est dans le virtuel ça devient liberté.
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
C'est pas faux, le cachot, ça ressemble au sursis ou à la liberté surveillé, on peut recommencer les conneries sans trop de contraintes.baba a écrit:juste une petite remarque en passant qui n'est rien d'autre qu'un constat.
j'ai pu lire au fil des posts que beaucoup se plaignent des peines de prison qui ne sont jamais purgées jusqu'à leurs termes. Si l'on regarde bien, sur la boutique c'est un peu pareil, certaines "peines" de prison passent quand même très vite, les fautifs promettant de faire attention et patati patata pour reprendre ensuite leurs vieilles habitudes.
Nos dirigeants locaux affirment et assument leur choix, ce qui est tout à leur honneur (moi aussi je sais faire la carpette devant les puissants), de gérer un forum libre d'expression et censurer le moins possible. C'est en fait un peu la méthode Taubira, non ?
Comment peut-on reprocher à d'autres ce que nous pratiquons ici ? Quand c'est dans le réel on dit laxisme et dès que c'est dans le virtuel ça devient liberté.
S'ils m'avaient mis dans leur cachot, j't'aurait foutu un sacré bordel sur ce forum !
Franki- interdit de cachot
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Loir-et-Cher / Beauce / 113 ha
Re: opposé à la peine de mort
Bon alors, j'attends qu'on me mette les points sur les pendules et les i à l'heure !Franki a écrit:Bin alors explique un peu.imanol a écrit:le message que j'ai tenté de faire passer est à mille lieu de l'ensemble de ton interprétation ... dsl mais quand même
- Spoiler:
Franki a écrit:Si, dans ce discours, ton but est de dire que la justice fait mal son travail, que les peines sont trop légères pour certains délits, et souvent non effectuées ou même pas du tout, que la prison est mal adaptée et fabrique de la délinquance (islamisation), que la police manque de moyens, que les pouvoirs politiques n'ont pas de vraie volonté de changer ces choses là ….. je suis tout à fait d'accord avec toi.imanol a écrit:Il y a beaucoup de noblesse, ici dans les discours des plus anciens; snif, pinoc, pato aussi mais encore yaya , jack etc...Il y a aussi un énorme fossé entre ceux-là et les plus jeunes dont je fais encore partis; pour autant ce sont les mêmes anciens qui nous ont éduqué. Et nous avons de ce fait encré au fond de nous les mêmes valeurs.Nous, les plus jeunes, avons tous été malheureusement confronté à un autre contexte lors de notre adolescence et de nos premiers pas dans le monde des adultes:Raket, harcèlement (je pense surtout aux filles), crachat, insulte voire passage à tabac, racisme avéré, délie de faciès etc.Durant toute la période où j'ai habité Bordeaux, c'était mon quotidien ... chaque soirée étudiante, chaque sortie de supermarché, chaque promenade avec son amoureuse, chaque copine qui rentrait seule le soir dans sa cité U... avec la crainte d'une agression.J 'ai vite appris à détourner le regard mais aussi à me défendre, et il a fallut le faire à plusieurs reprises.Ce n'est en aucun cas un jugement mais un constat, nous ne sommes pas de la même génération, nous n'avons pas grandi dans les mêmes conditions et nous n'avons de ce fait pas la même réaction face à tout ça !Si nous vous semblons extrêmes, si nous avons beaucoup de haine en nous sachez qu'il y a des raisons.Sans chercher à polémiquer où à offenser qui que ce soit, simplement pour faire passer un message et susciter peut être un peu de compassion, je me permets de rajouter que je pense un peu tronqués les points de vue de ceux qui vivent protégés de tous ces méfaits, dans une ferme , en rase campagne !Cela parce que je repense à mes parents qui m'ont toujours condamné à la sortie du commissariat, c'était la honte qui s'abattait sur leur monde bien rangé mais malheureusement étriqué. Alors, je me suis braqué contre eux et je n'ai jamais pu compter sur eux.C'est pourquoi je vous invite à discuter ouvertement de cela avec vos jeunes, parce que moi aussi messieurs, sachez que vos propos me font peurs tant il me semble déconnectés de la réalité.Merci
Par contre, j'ai un léger doute sur l'action de la peine de mort sur ce que tu décris.
Y aurait-il des chiffres qui montrent que les pays ne pratiquants plus la peine capitale ont une délinquance supérieure à ceux qui exécutent encore ?
Je demande ça parce que j'avais lu qu'aux USA, entre les états qui ont conservés la peine de mort, et ceux qui l'ont abolie, il n'y avait pas de différence notable sur le nombre de crimes.
Quant au soi-disant "fossé" entre les génération, je suis un peu sceptique concernant ce point précis, d'abord parce que le gars qui a ouvert ce topic à le même âge que toi, que les gens qui ont supprimé la peine capitale (Mitterand, Badinter …) sont des gens ayant eu une jeunesse dans une période extrêmement violente (seconde guerre mondiale), et que dans les conversations que j'entends autour de moi je constate souvent que c'est plutôt les plus anciens qui trouvent qu'il faudrait rétablir la guillotine.
C'est que je ne voudrais pas mourir idiot …..
quoi ? qui c'est qu'a dit " c'est déjà largement trop tard pour toi !".
Entre ceux qui ne veulent pas répondre et ceux qui répondent à la place des autres même quand on ne leur demande rien … c'est pas facile de suivre.
Franki- interdit de cachot
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Re: opposé à la peine de mort
Franki a écrit:C'est pas faux, le cachot, ça ressemble au sursis ou à la liberté surveillé, on peut recommencer les conneries sans trop de contraintes.baba a écrit:juste une petite remarque en passant qui n'est rien d'autre qu'un constat.
j'ai pu lire au fil des posts que beaucoup se plaignent des peines de prison qui ne sont jamais purgées jusqu'à leurs termes. Si l'on regarde bien, sur la boutique c'est un peu pareil, certaines "peines" de prison passent quand même très vite, les fautifs promettant de faire attention et patati patata pour reprendre ensuite leurs vieilles habitudes.
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Comment peut-on reprocher à d'autres ce que nous pratiquons ici ? Quand c'est dans le réel on dit laxisme et dès que c'est dans le virtuel ça devient liberté.
S'ils m'avaient mis dans leur cachot, j't'aurait foutu un sacré bordel sur ce forum !
c'est bien pour ça que tu as un statut d'interdit de cachot d'après ce que j'ai compris
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
C'est pour ça qu'ils veulent pas t'y mettre
En plus tu risquerais de t'y radicaliser (1 semaine avec dgé...)
En plus tu risquerais de t'y radicaliser (1 semaine avec dgé...)
tof- + membre techno +
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Re: opposé à la peine de mort
J'ai eu connaissance hier d'un fait grave d'agression .Je reste contre la peine de mort,mais il ne faudrait pas que je retrouve l'auteur des faits.
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
marrant ça, être contre la peine de mort, mais vouloir l'appliqué tout seul, faut que tu m'expliques
dgé- schtroumpf grognon du forum
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Re: opposé à la peine de mort
c'est pourtant facile à comprendre mais tu ne dois pas être outillé pour ça
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
c'est clair, trop subtil, déjà évoqué plus haut dans le fil
comme quoi un bien pensant voit pas les choses comme tout le monde
comme quoi un bien pensant voit pas les choses comme tout le monde
dgé- schtroumpf grognon du forum
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Re: opposé à la peine de mort
dgé a écrit:marrant ça, être contre la peine de mort, mais vouloir l'appliqué tout seul, faut que tu m'expliques
je te l'ai expliqué hier dgé !!!! t'écoutes pas ou quoi ??????
il y a une différence entre rendre la justice et se faire justice
le second implique la vengeance à une attaque personnelle
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
tu serais pas en train de nous faire une fixation toi ?dgé a écrit:c'est clair, trop subtil, déjà évoqué plus haut dans le fil
comme quoi un bien pensant voit pas les choses comme tout le monde
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
laurent ,tu perds des points
les doryphores font la vie dures aux moulins jaunes
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Re: opposé à la peine de mort
Merci seguim pour ces infos, je ne savais pas qui avait créé "Charlie Martel", que ça vienne de "neunœil" ne m'étonne pas, mais je ne l'ai jamais vu ailleurs que sur ACE, je croyais que c'était une invention localeseguim a écrit:Afin d'éviter toute polémique ,en ne cherchant aucune petite bête, et sans me prendre la tête,
je vais m'en tenir aux faits, rien qu'aux faits.
Tout d'abord, j'aimerai savoir si en ripoublique du gauchistan , la peine de mort est abolie, parce que c'est primordial pour la suite.
En effet, en date du 07/01/2015 à 22h01,
CHARLIE MARTEL , président du tribunal , a rendu sa sentence au terme d'un procès expéditif mené par le procureur jss news : le jeune français de 18 ans, élève de terminale , mo.rad h.m.d est jugé coupable de terrorisme !!
D'ailleurs , il est toujours en train de croupir dans les geôles de cette agréable ripoublique.
Les parents porteront-ils cette affaire devant la cpi ?
Le procès en révision sera difficile puisque le dossier est classé en page 7, post Charlie hebdo et l'accès à cette affaire est depuis déjà verrouillé.
Un homme en noir devra t-il intervenir dans cette affaire, nul le sait !
N.B.: Pour de plus amples informations sur CHARLIE MARTEL, veuillez KLIKELA
http://www.liberation.fr/societe/2015/01/10/mourad-jeune-beau-frere-de-cherif-kouachi-un-temps-en-garde-a-vue-encore-sous-le-choc_1178105
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Re: opposé à la peine de mort
laurent53 a écrit:On ne discute pas avec une brouette , On la pousse
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
dgé a écrit:marrant ça, être contre la peine de mort, mais vouloir l'appliqué tout seul, faut que tu m'expliques
la peine de mort, c'est pour fixer une limite maximale à une société, une ligne qui si elle est franchit, est considérer comme mettre en péril la société, et est donc punie par la mort.
c'est donc une idéologie.
la vengeance, reponds à un tout autre besoin.
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
tof a écrit:C'est pour ça qu'ils veulent pas t'y mettre
En plus tu risquerais de t'y radicaliser (1 semaine avec dgé...)
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Re: opposé à la peine de mort
laurent53 a écrit:On ne discute pas avec une brouette , On la pousse
sans viser personne, je trouve la phrase belle !!!
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56 Bignan
Re: opposé à la peine de mort
Je suis viscéralement contre la peine de mort, mais il est plus que probable que si l'on s'en prenait a un des miens j'aurais des envies de meurtre.
C'est une réaction humaine primaire et normale de vengeance.
La justice n'a pas a prendre en compte la vengeance mais la justice par rapport aux régles de vie en société. Par ailleurs je m'interroge de savoir si le procès a pour but de punir le délinquant dans le but de le réinsérer ou de venger la victime comme une certaine tendance actuelle vise a l'exiger... Dans le second cas, c'est la porte ouverte a toutes les injustices, même si je comprend tout a fait le besoin de réparation.
C'est une réaction humaine primaire et normale de vengeance.
La justice n'a pas a prendre en compte la vengeance mais la justice par rapport aux régles de vie en société. Par ailleurs je m'interroge de savoir si le procès a pour but de punir le délinquant dans le but de le réinsérer ou de venger la victime comme une certaine tendance actuelle vise a l'exiger... Dans le second cas, c'est la porte ouverte a toutes les injustices, même si je comprend tout a fait le besoin de réparation.
Le Mecreant- + membre techno +
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56 Bignan
Re: opposé à la peine de mort
jack77 a écrit:dgé a écrit:marrant ça, être contre la peine de mort, mais vouloir l'appliqué tout seul, faut que tu m'expliques
je te l'ai expliqué hier dgé !!!! t'écoutes pas ou quoi ??????
il y a une différence entre rendre la justice et se faire justice
le second implique la vengeance à une attaque personnelle
comme tu me l'a expliqué pour le retour au franc
vous voulez bien donner la mort si vous la jugez nécessaire, mais pas la voir donner par quelqu’un d'autre, même si le fauteur est la même personne, y'a pas à dire, poussez la brouette
@imanol: oui, fixation, comme on ne peut plus dire d'injure, même petite, je leurs donne ces mots, qui résume pour moi assez bien leurs situation: expression bien-pensant dont il désigne l'attitude intellectuelle, est utilisé pour qualifier une forme de pensée jugée conformiste ou moraliste
dgé- schtroumpf grognon du forum
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Re: opposé à la peine de mort
OK !!!
t'as gagné ! t'es le plus fort ...
de toutes façons, le but n'étant pas de faire changer l'avis de l'autre, mais juste de présenter les arguments justifiant ses idées ...
pour ma part, c'est fait ! plus rien à débattre ici
t'as gagné ! t'es le plus fort ...
de toutes façons, le but n'étant pas de faire changer l'avis de l'autre, mais juste de présenter les arguments justifiant ses idées ...
pour ma part, c'est fait ! plus rien à débattre ici
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
alaindesalpes a écrit:Merci seguim pour ces infos, je ne savais pas qui avait créé "Charlie Martel", que ça vienne de "neunœil" ne m'étonne pas, mais je ne l'ai jamais vu ailleurs que sur ACE, je croyais que c'était une invention localeseguim a écrit:Afin d'éviter toute polémique ,en ne cherchant aucune petite bête, et sans me prendre la tête,
je vais m'en tenir aux faits, rien qu'aux faits.
Tout d'abord, j'aimerai savoir si en ripoublique du gauchistan , la peine de mort est abolie, parce que c'est primordial pour la suite.
En effet, en date du 07/01/2015 à 22h01,
CHARLIE MARTEL , président du tribunal , a rendu sa sentence au terme d'un procès expéditif mené par le procureur jss news : le jeune français de 18 ans, élève de terminale , mo.rad h.m.d est jugé coupable de terrorisme !!
D'ailleurs , il est toujours en train de croupir dans les geôles de cette agréable ripoublique.
Les parents porteront-ils cette affaire devant la cpi ?
Le procès en révision sera difficile puisque le dossier est classé en page 7, post Charlie hebdo et l'accès à cette affaire est depuis déjà verrouillé.
Un homme en noir devra t-il intervenir dans cette affaire, nul le sait !
N.B.: Pour de plus amples informations sur CHARLIE MARTEL, veuillez KLIKELA
http://www.liberation.fr/societe/2015/01/10/mourad-jeune-beau-frere-de-cherif-kouachi-un-temps-en-garde-a-vue-encore-sous-le-choc_1178105
Le Pen aurait dû aller travailler chez charlie hebdo , il adore les jeux de mots et il aurait certainement pu s' adjoindre à cabu ou wolinski pour mettre de bons calembours sous leurs dessins
La grand estoille par sept jours bruslera,
Nuee fera deux soleils apparoir,
Le gros mastin toute nuict hurlera,
Quand grand pontife changera de terroir. (octobre rouge)
je n' ai pas encore la date du prochain zimboum , je vous tiens au jus dès que j' ai des nouvelles (ASAP)
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Re: opposé à la peine de mort
dgé a écrit:jack77 a écrit:dgé a écrit:marrant ça, être contre la peine de mort, mais vouloir l'appliqué tout seul, faut que tu m'expliques
je te l'ai expliqué hier dgé !!!! t'écoutes pas ou quoi ??????
il y a une différence entre rendre la justice et se faire justice
le second implique la vengeance à une attaque personnelle
comme tu me l'a expliqué pour le retour au franc
vous voulez bien donner la mort si vous la jugez nécessaire, mais pas la voir donner par quelqu’un d'autre, même si le fauteur est la même personne, y'a pas à dire, poussez la brouette
@imanol: oui, fixation, comme on ne peut plus dire d'injure, même petite, je leurs donne ces mots, qui résume pour moi assez bien leurs situation: expression bien-pensant dont il désigne l'attitude intellectuelle, est utilisé pour qualifier une forme de pensée jugée conformiste ou moraliste
Dge la vengeance, c'est pas un jugement, c'est une gestion d'une émotion!!
La différence est la dans ta phrase et dans ceux que les autres disent plus haut.
Celui qui veut se venger de celui qui lui as pris un être cher, c'est parce qu'il vient dans sa peine a penser que ça le soulagera.. Je pense sincèrement qu'il n'en est rien...
Pour le reste que e n'ai pas entièrement lu mais qui transparait dans les derniers messages, si la formule de laurent est assez jolie en elle même, je ne suis pas sur quelle soit appropriée ici aux vues des évènements de ces derniers temps ici et ailleurs...
Le mécréant a dit avec une simple phrase ce qu'il en est et j'avais l'impression d'avoir dit pareil. Comprenne qui voudra
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
alaindesalpes a écrit:
Merci seguim pour ces infos, je ne savais pas qui avait créé "Charlie Martel", que ça vienne de "neunœil" ne m'étonne pas, mais je ne l'ai jamais vu ailleurs que sur ACE, je croyais que c'était une invention locale
Néanmoins, les enquêteurs tentent de vérifier d'où vient l'initiative.
Est ce la piste locale, reprise ensuite par la national? ou l'inverse?
Y a t'il eu préalablement concertation pour déclanchement des 2 offensives simultanées?
GRUMPY- + membre techno +
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Re: opposé à la peine de mort
Peut-être que notre Charlie Martel local est un "visiteur du soir" de Mr de Montretout?GRUMPY a écrit:alaindesalpes a écrit:
Merci seguim pour ces infos, je ne savais pas qui avait créé "Charlie Martel", que ça vienne de "neunœil" ne m'étonne pas, mais je ne l'ai jamais vu ailleurs que sur ACE, je croyais que c'était une invention locale
Néanmoins, les enquêteurs tentent de vérifier d'où vient l'initiative.
Est ce la piste locale, reprise ensuite par la national? ou l'inverse?
Y a t'il eu préalablement concertation pour déclanchement des 2 offensives simultanées?
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
Pas vu ou pas envie de répondre ?Franki a écrit:Bon alors, j'attends qu'on me mette les points sur les pendules et les i à l'heure !Franki a écrit:Bin alors explique un peu.imanol a écrit:le message que j'ai tenté de faire passer est à mille lieu de l'ensemble de ton interprétation ... dsl mais quand même
- Spoiler:
Franki a écrit:Si, dans ce discours, ton but est de dire que la justice fait mal son travail, que les peines sont trop légères pour certains délits, et souvent non effectuées ou même pas du tout, que la prison est mal adaptée et fabrique de la délinquance (islamisation), que la police manque de moyens, que les pouvoirs politiques n'ont pas de vraie volonté de changer ces choses là ….. je suis tout à fait d'accord avec toi.imanol a écrit:Il y a beaucoup de noblesse, ici dans les discours des plus anciens; snif, pinoc, pato aussi mais encore yaya , jack etc...Il y a aussi un énorme fossé entre ceux-là et les plus jeunes dont je fais encore partis; pour autant ce sont les mêmes anciens qui nous ont éduqué. Et nous avons de ce fait encré au fond de nous les mêmes valeurs.Nous, les plus jeunes, avons tous été malheureusement confronté à un autre contexte lors de notre adolescence et de nos premiers pas dans le monde des adultes:Raket, harcèlement (je pense surtout aux filles), crachat, insulte voire passage à tabac, racisme avéré, délie de faciès etc.Durant toute la période où j'ai habité Bordeaux, c'était mon quotidien ... chaque soirée étudiante, chaque sortie de supermarché, chaque promenade avec son amoureuse, chaque copine qui rentrait seule le soir dans sa cité U... avec la crainte d'une agression.J 'ai vite appris à détourner le regard mais aussi à me défendre, et il a fallut le faire à plusieurs reprises.Ce n'est en aucun cas un jugement mais un constat, nous ne sommes pas de la même génération, nous n'avons pas grandi dans les mêmes conditions et nous n'avons de ce fait pas la même réaction face à tout ça !Si nous vous semblons extrêmes, si nous avons beaucoup de haine en nous sachez qu'il y a des raisons.Sans chercher à polémiquer où à offenser qui que ce soit, simplement pour faire passer un message et susciter peut être un peu de compassion, je me permets de rajouter que je pense un peu tronqués les points de vue de ceux qui vivent protégés de tous ces méfaits, dans une ferme , en rase campagne !Cela parce que je repense à mes parents qui m'ont toujours condamné à la sortie du commissariat, c'était la honte qui s'abattait sur leur monde bien rangé mais malheureusement étriqué. Alors, je me suis braqué contre eux et je n'ai jamais pu compter sur eux.C'est pourquoi je vous invite à discuter ouvertement de cela avec vos jeunes, parce que moi aussi messieurs, sachez que vos propos me font peurs tant il me semble déconnectés de la réalité.Merci
Par contre, j'ai un léger doute sur l'action de la peine de mort sur ce que tu décris.
Y aurait-il des chiffres qui montrent que les pays ne pratiquants plus la peine capitale ont une délinquance supérieure à ceux qui exécutent encore ?
Je demande ça parce que j'avais lu qu'aux USA, entre les états qui ont conservés la peine de mort, et ceux qui l'ont abolie, il n'y avait pas de différence notable sur le nombre de crimes.
Quant au soi-disant "fossé" entre les génération, je suis un peu sceptique concernant ce point précis, d'abord parce que le gars qui a ouvert ce topic à le même âge que toi, que les gens qui ont supprimé la peine capitale (Mitterand, Badinter …) sont des gens ayant eu une jeunesse dans une période extrêmement violente (seconde guerre mondiale), et que dans les conversations que j'entends autour de moi je constate souvent que c'est plutôt les plus anciens qui trouvent qu'il faudrait rétablir la guillotine.
Entre ceux qui ne veulent pas répondre et ceux qui répondent à la place des autres même quand on ne leur demande rien … c'est pas facile de suivre.
Franki- interdit de cachot
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Re: opposé à la peine de mort
Vendredi dernier, quand les trois pourritures se sont faites flinguer par la police, j'étais dans les premiers à dire : bon
débarras !
Et pourtant, je suis contre la peine de mort.
C'est une sorte d'intime conviction que j'aurais beaucoup de mal à expliquer.
Ou alors avec des phrases que certains jugeront complètement neuneu, du genre que l'exemplarité de punir un assassin en le tuant est légèrement paradoxal, de la faillibilité de la justice ......
Un peu comme dans le discours de monsieur Badinter.
Ensuite pour des raisons nettement moins nobles, parce que je trouve que la mort est trop douce et rapide pour des salopards irrécupérables, je préférerais les voir pourrir en prison jusqu'à la fin de leurs jours, en ruminants les actes qu'ils ont commis, et s'ils pouvaient crever de remords et de honte ce serait l'idéal ... mais ne soyons pas trop optimistes.
Je constate d'ailleurs, en relisant ce sujet, que finalement pas grand monde ne défend le côté dissuasif de la peine capitale, les exemples pour le prouver semblent plutôt absents.
Il reste le coût financier de cet enfermement, qui a l'air de gêner beaucoup de gens, mais bon, cela ne doit pas représenter des sommes formidables au vu du nombre de personnes qui étaient exécutées lorsque la guillotine fonctionnait encore.
Pour faire de vraies économies, c'est à la moitié de nos députés qu'il faudrait couper la tête (ou supprimer les subventions agricoles ).
Et puis il y en a qui ont suggéré l'idée du travail en captivité, histoire de payer son séjour et contribuer à rembourser sa dette à la société, ce qui semble assez sensé, et comme disait .... je ne sais plus qui : "le travail rend libre".
Il reste le point le plus délicat : la récidive, et c'est là que le bas blesse, parce qu'en France la perpétuité réelle n'existe pas vraiment, et pour ça je pense que nous pourrions nous inspirer de ce qui se fait aux USA avec des détenus condamnés à 200 ans de prison, et même avec une remise de peine de 20 ans, ils sont sûr de ne ressortir que les pieds devant.
débarras !
Et pourtant, je suis contre la peine de mort.
C'est une sorte d'intime conviction que j'aurais beaucoup de mal à expliquer.
Ou alors avec des phrases que certains jugeront complètement neuneu, du genre que l'exemplarité de punir un assassin en le tuant est légèrement paradoxal, de la faillibilité de la justice ......
Un peu comme dans le discours de monsieur Badinter.
Ensuite pour des raisons nettement moins nobles, parce que je trouve que la mort est trop douce et rapide pour des salopards irrécupérables, je préférerais les voir pourrir en prison jusqu'à la fin de leurs jours, en ruminants les actes qu'ils ont commis, et s'ils pouvaient crever de remords et de honte ce serait l'idéal ... mais ne soyons pas trop optimistes.
Je constate d'ailleurs, en relisant ce sujet, que finalement pas grand monde ne défend le côté dissuasif de la peine capitale, les exemples pour le prouver semblent plutôt absents.
Il reste le coût financier de cet enfermement, qui a l'air de gêner beaucoup de gens, mais bon, cela ne doit pas représenter des sommes formidables au vu du nombre de personnes qui étaient exécutées lorsque la guillotine fonctionnait encore.
Pour faire de vraies économies, c'est à la moitié de nos députés qu'il faudrait couper la tête (ou supprimer les subventions agricoles ).
Et puis il y en a qui ont suggéré l'idée du travail en captivité, histoire de payer son séjour et contribuer à rembourser sa dette à la société, ce qui semble assez sensé, et comme disait .... je ne sais plus qui : "le travail rend libre".
Il reste le point le plus délicat : la récidive, et c'est là que le bas blesse, parce qu'en France la perpétuité réelle n'existe pas vraiment, et pour ça je pense que nous pourrions nous inspirer de ce qui se fait aux USA avec des détenus condamnés à 200 ans de prison, et même avec une remise de peine de 20 ans, ils sont sûr de ne ressortir que les pieds devant.
Dernière édition par Franki le Mer 14 Jan 2015 - 12:53, édité 1 fois
Franki- interdit de cachot
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Re: opposé à la peine de mort
Franki a écrit:Et puis il y en a qui ont suggéré l'idée du travail en captivité, histoire de payer son séjour et contribuer à rembourser sa dette à la société, ce qui semble assez sensé, et comme disait .... je ne sais plus qui : "le travail rend libre".
- Spoiler:
Vendredi dernier, quand les trois pourritures se sont faites flinguer par la police, j'étais dans les premiers à dire : bon débarras !
Et pourtant, je suis contre la peine de mort.
C'est une sorte d'intime conviction que j'aurais beaucoup de mal à expliquer.
Ou alors avec des phrases que certains jugeront complètement neuneu, du genre que l'exemplarité de punir un assassin en le tuant est légèrement paradoxal, de la faillibilité de la justice ......
Un peu comme dans le discours de monsieur Badinter.
Ensuite pour des raisons nettement moins nobles, parce que je trouve que la mort est trop douce et rapide pour des salopards irrécupérables, je préférerais les voir pourrir en prison jusqu'à la fin de leurs jours, en ruminants les actes qu'ils ont commis, et s'ils pouvaient crever de remords et de honte ce serait l'idéal ... mais ne soyons pas trop optimistes.
Je constate d'ailleurs, en relisant ce sujet, que finalement pas grand monde ne défend le côté dissuasif de la peine capitale, les exemples pour le prouver semblent plutôt absents.
Il reste le coût financier de cet enfermement, qui a l'air de gêner beaucoup de gens, mais bon, cela ne doit pas représenter des sommes formidables au vu du nombre de personnes qui étaient exécutées lorsque la guillotine fonctionnait encore.
Pour faire de vraies économies, c'est à la moitié de nos députés qu'il faudrait couper la tête (ou supprimer les subventions agricoles ).
- Spoiler:
Il reste le point le plus délicat : la récidive, et c'est là que le bas blesse, parce qu'en France la perpétuité réelle n'existe pas vraiment, et pour ça je pense que nous pourrions nous inspirer de ce qui se fait aux USA avec des détenus condamnés à 200 ans de prison, et même avec une remise de peine de 20 ans, ils sont sûr de ne ressortir que les pieds devant.
là ça va encore partir en couille
Pour le reste , je suis globalement d'accord avec toi .
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Re: opposé à la peine de mort
Bin oui, je ne peux pas m'empêcher de faire une petite provoc.erwin a écrit:Franki a écrit:et comme disait .... je ne sais plus qui : "le travail rend libre".
là ça va encore partir en couille
Franki- interdit de cachot
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Re: opposé à la peine de mort
c'est pour ça que les travaux forcés sont plus "humains" que l'enfermement total. Travailler permet de penser à autre chose, de "s'évader".
pour ce qui est des vrais peines de perpét' les terroristes ne sont parfois pas relachés, georges ibrahim abdallah est de tenu depuis 1984 et s'est vu rejeté toutes ses demandes de liberté,
pour ce qui est des vrais peines de perpét' les terroristes ne sont parfois pas relachés, georges ibrahim abdallah est de tenu depuis 1984 et s'est vu rejeté toutes ses demandes de liberté,
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Re: opposé à la peine de mort
Ca va chauffer !!Franki a écrit:Bin oui, je ne peux pas m'empêcher de faire une petite provoc.erwin a écrit:Franki a écrit:et comme disait .... je ne sais plus qui : "le travail rend libre".
là ça va encore partir en couille
Invité- Invité
Re: opposé à la peine de mort
pinocio a écrit:Ca va chauffer !!Franki a écrit:Bin oui, je ne peux pas m'empêcher de faire une petite provoc.erwin a écrit:Franki a écrit:et comme disait .... je ne sais plus qui : "le travail rend libre".
là ça va encore partir en couille
J'ai regardé hier soir sur Arte "la libération des camps", j'ai trouvé ça plus utile ( et moins risqué ) que de bêler "je suis charlie" avec le troupeau
erwin- + membre techno +
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Re: opposé à la peine de mort
Heureusement qu'il y a parfois des troupeaux pour faire la révolution
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Re: opposé à la peine de mort
j'avais pô vu ... dslFranki a écrit:Pas vu ou pas envie de répondre ?Franki a écrit:Bon alors, j'attends qu'on me mette les points sur les pendules et les i à l'heure !Franki a écrit:Bin alors explique un peu.imanol a écrit:le message que j'ai tenté de faire passer est à mille lieu de l'ensemble de ton interprétation ... dsl mais quand même
- Spoiler:
Franki a écrit:Si, dans ce discours, ton but est de dire que la justice fait mal son travail, que les peines sont trop légères pour certains délits, et souvent non effectuées ou même pas du tout, que la prison est mal adaptée et fabrique de la délinquance (islamisation), que la police manque de moyens, que les pouvoirs politiques n'ont pas de vraie volonté de changer ces choses là ….. je suis tout à fait d'accord avec toi.imanol a écrit:Il y a beaucoup de noblesse, ici dans les discours des plus anciens; snif, pinoc, pato aussi mais encore yaya , jack etc...Il y a aussi un énorme fossé entre ceux-là et les plus jeunes dont je fais encore partis; pour autant ce sont les mêmes anciens qui nous ont éduqué. Et nous avons de ce fait encré au fond de nous les mêmes valeurs.Nous, les plus jeunes, avons tous été malheureusement confronté à un autre contexte lors de notre adolescence et de nos premiers pas dans le monde des adultes:Raket, harcèlement (je pense surtout aux filles), crachat, insulte voire passage à tabac, racisme avéré, délie de faciès etc.Durant toute la période où j'ai habité Bordeaux, c'était mon quotidien ... chaque soirée étudiante, chaque sortie de supermarché, chaque promenade avec son amoureuse, chaque copine qui rentrait seule le soir dans sa cité U... avec la crainte d'une agression.J 'ai vite appris à détourner le regard mais aussi à me défendre, et il a fallut le faire à plusieurs reprises.Ce n'est en aucun cas un jugement mais un constat, nous ne sommes pas de la même génération, nous n'avons pas grandi dans les mêmes conditions et nous n'avons de ce fait pas la même réaction face à tout ça !Si nous vous semblons extrêmes, si nous avons beaucoup de haine en nous sachez qu'il y a des raisons.Sans chercher à polémiquer où à offenser qui que ce soit, simplement pour faire passer un message et susciter peut être un peu de compassion, je me permets de rajouter que je pense un peu tronqués les points de vue de ceux qui vivent protégés de tous ces méfaits, dans une ferme , en rase campagne !Cela parce que je repense à mes parents qui m'ont toujours condamné à la sortie du commissariat, c'était la honte qui s'abattait sur leur monde bien rangé mais malheureusement étriqué. Alors, je me suis braqué contre eux et je n'ai jamais pu compter sur eux.C'est pourquoi je vous invite à discuter ouvertement de cela avec vos jeunes, parce que moi aussi messieurs, sachez que vos propos me font peurs tant il me semble déconnectés de la réalité.Merci
Par contre, j'ai un léger doute sur l'action de la peine de mort sur ce que tu décris.
Y aurait-il des chiffres qui montrent que les pays ne pratiquants plus la peine capitale ont une délinquance supérieure à ceux qui exécutent encore ?
Je demande ça parce que j'avais lu qu'aux USA, entre les états qui ont conservés la peine de mort, et ceux qui l'ont abolie, il n'y avait pas de différence notable sur le nombre de crimes.
Quant au soi-disant "fossé" entre les génération, je suis un peu sceptique concernant ce point précis, d'abord parce que le gars qui a ouvert ce topic à le même âge que toi, que les gens qui ont supprimé la peine capitale (Mitterand, Badinter …) sont des gens ayant eu une jeunesse dans une période extrêmement violente (seconde guerre mondiale), et que dans les conversations que j'entends autour de moi je constate souvent que c'est plutôt les plus anciens qui trouvent qu'il faudrait rétablir la guillotine.
Entre ceux qui ne veulent pas répondre et ceux qui répondent à la place des autres même quand on ne leur demande rien … c'est pas facile de suivre.
j'essayais juste d'expliquer qu'il y avait une différence de ressentit entre deux générations ... je n'ai pas fait allusion aux manquements des services de l'état ni à la question de la peine de mort là dedans !
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